Le Festival international des films de femmes (Fiff) de Cotonou revient en force après avoir été empêché l’an dernier par la crise du Covid-19. La deuxième édition s’ouvre ce mardi 8 et se tiendra jusqu’au 12 février prochain. Lors d’une conférence d’annonce à Cotonou‚ Cornelia Glèlè, présidente du comité d’organisation s’est prononcée sur le bilan de la première édition du Fiff Cotonou en 2020.
Elle a été « une édition cobaye », a avoué Cornelia Glèlè. Toutefois, elle a été une réussite avec plus de 2000 participants et la présence de l’ivoirienne Akissi Delta comme marraine. Ce bilan l’a amené à conclure que les béninois ne détestent pas le cinéma. Il faut, a-t-elle indiqué, les y habituer de plus en plus. « Le première édition nous avons fait les projections à Artisttik Africa, la salle c’est 200 places et à 10h elle était déjà pleine. On n’a pas fait une campagne spéciale de mobilisation. Ce qui m’amène à me demander si les béninois n’aiment pas le cinéma. Ce n’est pas si vrai que ça. C’est parce qu’on ne leur propose pas ça souvent. On leur propose des concerts mais pas le cinéma ».
Le faible engouement des femmes pour le cinéma, Cornelia Glèlè le justifie par des pesanteurs sociologiques. « Un tournage ce n’est pas l’affaire d’une journée. Ça dure plusieurs mois et donc la femme part pour plusieurs mois. Parfois il y a des scènes de nuit. Or, quand une femme ne dort pas à la maison, pour notre société, c’est suspect. Aussi, comme c’est un métier où à la base il y a beaucoup d’hommes, les femmes n’essaient pas ». Le Festival international des films de femmes de Cotonou travaille à susciter des vocations féminines pour le cinéma.
