Les députés ont entamé depuis lundi 6 juillet à Grand-Popo, un séminaire d’appropriation du projet de loi portant code des forêts, de la faune et gestion durable des terres. Organisée par la Commission du plan, de l’équipement et de la production (C3), cette rencontre vise à permettre aux parlementaires de mieux cerner les enjeux de cette réforme avant l’examen du texte en séance plénière. Les travaux ont été lancés par le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou.
Le projet de loi marque une étape importante dans la réforme de la gouvernance des ressources naturelles. Il est appelé à remplacer la loi n° 93-009 du 2 juillet 1993 portant régime des forêts, appliquée depuis plus de trente ans. Face aux défis liés à la déforestation, à la préservation de la faune et à la gestion durable des terres, le gouvernement entend doter le Bénin d’un cadre juridique plus adapté aux réalités actuelles.
Pour le président de la Commission du plan, de l’équipement et de la production, Joseph Anani, ce séminaire répond à un impératif d’appropriation du texte par les députés. Les échanges engagés à Grand-Popo permettront aux élus de mieux comprendre les innovations introduites par le projet de loi et de disposer des éléments d’appréciation nécessaires avant son examen. « Si nous nous sommes réunis à Grand-Popo, c’est pour mieux échanger et disposer des outils nécessaires en vue d’une meilleure appropriation du contenu du projet de loi portant code des forêts et de la faune en République du Bénin », a-t-il expliqué.
Le gouvernement partage cette ambition. Son représentant, Valéry Kouandété Doko, a indiqué que cette initiative traduit la volonté commune de l’Exécutif et du Parlement de construire une réforme cohérente et durable, fondée sur une compréhension partagée des enjeux environnementaux.

Le président de l’Assemblée nationale a, quant à lui, appelé les députés à mesurer la portée de leur responsabilité. Joseph Fifamin Djogbénou a rappelé que la protection des forêts et de la faune constitue un enjeu qui dépasse les générations actuelles. « La forêt et la faune sont en salle d’urgence à l’hôpital de la vie. Sauver la forêt et la faune par la loi n’est pas une question qui interpelle seulement notre temps, c’est une provision pour les générations à venir », a-t-il déclaré. Il a ensuite invité la Commission à conduire ses travaux avec engagement, responsabilité et espérance.
Au cours du séminaire, les députés et les experts forestiers se pencheront notamment sur l’ampleur de la déforestation, les insuffisances de la législation en vigueur ainsi que les principales innovations contenues dans le projet de loi. Les conclusions des travaux devraient contribuer à enrichir les débats parlementaires avant l’étude du texte en séance plénière.
