Home Actualité Patrice Talon après son vote dimanche matin : « Maintenant nous ferons de grands pas »
Patrice Talon

Patrice Talon après son vote dimanche matin : « Maintenant nous ferons de grands pas »

Par Sêdaminou Béni AGBAYAHOUN
0 Commentaire

Comme tout citoyen, le chef de l’Etat, a exercé son droit de vote dimanche matin à Cotonou. Le dernier en sa qualité de chef de l’Etat. Après 10 ans passés à la tête du pays, Patrice Talon « observe que les acteurs politiques ont tourné dos à l’invective et tout se passe comme on en a rarement vu ». Toute chose qui crée « une véritable ambiance de fraternité dans le pays ». S’il se dit « heureux » des résultats des réalisations et réformes de cette dernière décennie, il exprime néanmoins le « sentiment d’un quasi aboutissement ». Parce qu’assuré que « le meilleur est à venir pour le Bénin ».

Journaliste : C’est la dernière fois que vous vous soumettez à cet exercice en qualité de président de la République. Alors comment vivez-vous l’instant et surtout quel est le message que vous avez à l’endroit du peuple béninois ?

Patrice Talon : Je vais partager avec vous mes sentiments. Depuis novembre-décembre je crois, nous avons tous assisté dans tout le pays entier à un processus électoral visant cette fois-ci à changer tout le personnel politique au dirigeant aussi bien législatif communal que présidentiel.

Et ce que j’ai observé depuis novembre-décembre jusqu’à maintenant, c’est une ambiance extraordinaire. On observe de la fraternité, de la convivialité et ceci partout sur le territoire national. Moi j’en suis personnellement très heureux, voire même enchanté.

Le point d’orgue, c’est l’élection présidentielle à laquelle nous sommes actuellement et qui nous fait constater depuis quelques semaines et principalement depuis quelques jours de manière encore plus intense, une véritable ambiance de fraternité dans le pays. On observe que les acteurs politiques ont tourné dos à l’invective et tout se passe comme on en a rarement vu et ça nous donne l’assurance que le Bénin, sur tous les plans, change, évolue et a franchi un nouveau cap dans son histoire. J’en suis heureux, satisfait et je vais partager avec vous ce sentiment d’un quasi aboutissement.

La réforme politique nous a créé beaucoup d’histoires, de heurts, de bagarres. Mais on voit bien aujourd’hui que le peuple entier adhère à ce nouveau mode de vie. Et aujourd’hui, quelle que soit l’issue du vote, nous aurons tous la certitude que le Bénin a franchi un cap dans son histoire. Et c’est ça ce que les peuples attendent de leurs dirigeants, c’est de porter la communauté à évoluer dans tous les domaines, y compris dans les domaines les plus délicats, les plus controversés.

Alors vraiment, mon sentiment est un sentiment de satisfaction, ce que je ressens depuis quelques jours. Et je quitte la charge avec le sentiment d’avoir, donné le meilleur de moi-même, d’avoir amené le pays à faire quelques pas dans tous les domaines.

Quelle est votre prochaine destination, monsieur le président ?

La retraite. J’ai besoin de faire autre chose, de m’amuser, de sortir, mais tout en restant un bon citoyen. Dans la charge qui a été la mienne depuis dix ans, il est illusoire de penser qu’on peut s’effacer de sorte à ne plus même exister. Ne serait-ce que vous, quand je vais vous croiser dans la rue, vous me direz, monsieur le président, dites-moi, c’est telle chose, qu’est-ce qu’il faut faire, quelles sont vos pensées ? J’échangerai avec vous, sans chercher à influencer ce qu’il se passe dans le pays. Mais je resterai un citoyen, je resterai un ancien président, une personnalité sur laquelle il y aura toujours un certain regard.

Vous voyez nos anciens présidents, nos anciens présidents de l’Assemblée nationale, même n’étant plus dans la charge, surtout dans la communauté africaine, ils ont toujours un rôle de patriarche, de sage, de personnalité communautaire. Alors je vais rester dans ce rôle-là. Je peux vous rassurer que celui qui va gagner les élections, si nos prières sont exaucées, conduira le pays vraiment encore plus loin.

Pour moi, le meilleur est à venir parce que j’ai vu mon pays à l’œuvre, j’ai vu les responsables politiques, administratifs et autres à la charge, j’ai observé combien les compétences existent, combien la volonté existe, combien le savoir-faire existe. Toutes choses utiles, nécessaires, indispensables au développement. Et toutes choses parfois même suffisantes pour aller loin.

Je veux rassurer tout le monde que le meilleur est à venir pour le Bénin. Nous avons fait quelques petites choses, nous avons fait des petits pas partout, maintenant nous ferons de grands pas. J’en ai la conviction, et comme je le dis souvent, mon souhait est de voir de mes yeux un Bénin grand, puissant, dans lequel il y aura de la fraternité, de la convivialité, dans lequel chacun trouvera son compte, d’une manière ou d’une autre. Voilà ma prière, voilà mon sentiment, voilà ma certitude.

Vous siégerez au sénat dans les années à venir ?

Notre constitution prescrit désormais, que tous les anciens présidents, tous les anciens présidents de l’Assemblée, tous les présidents de la Cour constitutionnel, siègent dans un conseil de sages. Je ne vais pas me dérober à cela. Et ce n’est pas ma nature d’ailleurs. Tout est de savoir quel va être le rôle global de ce conseil de sages, où il y aura le président Soglo, le président Boni Yayi, le président Talon, le président Amoussou Bruno, Houngbédji, Idji Kolawolé, Nago, le président Vlavonou, le président Dossou Robert, le président Holo, la présidente Pognon.

Vous voyez, toutes ces personnalités de caractères, de compétences diverses, d’horizons divers. Donc ce sera quand même quelque chose qui, pour nous, pour le Bénin, sera une chambre de sagesse, de conseil, d’apaisement et de conciliation. Donc pour moi ce serait une faute de se dérober à cela.

Allez-vous présider le sénat donc ?

C’est prétentieux ! Vous voyez tous ceux que je viens de citer, qui sont des aînés, des gens expérimentés, des gens qui ont joué leur rôle. L’essentiel est de pouvoir apporter sa sagesse, sa prière, sa protection à un peuple, à un pays qu’on a servi, qu’on a aimé, à qui on a donné autant de dévouement.

Donc qui présidera, pour moi, cela n’importe peu, pourvu qu’il y ait un bon esprit, pour qu’ensemble, nos prières, notre protection servent le pays entier.

LIRE AUSSI :

Lire aussi

Laisser un commentaire

A propos de nous

Bénin Intelligent, média au service d’une Afrique unie et rayonnante. Nous mettons la lumière sur les succès, défis et opportunités du continent.

À la une

Les plus lus

Newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter pour être notifié de nos nouveaux articles. Restons informés!