La fondation Afrique Espérance a organisé une formation pour les élèves du Ceg Houéyogbé, portant sur la lecture et l’utilisation des moyens numériques de communication sociale. Cette initiative s’est déroulée le mercredi 22 janvier dans l’enceinte du collège.
Cette action s’inscrit dans le cadre du projet intitulé « Devenir un bon citoyen : du bon usage de la lecture et des moyens numériques de communication sociale. » Les bénéficiaires sont des élèves des classes de première et de terminale AB, C et D. Le directeur du Ceg Houéyogbé, Yaovi Messan Hadonou, a salué cette initiative, qu’il considère comme « une thérapie contre le fléau que constitue l’abandon de la lecture au profit des écrans. » Axelle Adiho, coordonnatrice du projet, a encouragé les participants à profiter pleinement de cette opportunité, en affirmant qu’ils devraient « se réjouir d’être les bénéficiaires » de cette formation.
L’importance de la lecture : constats et solutions
Deux communications ont marqué cette session. Elles ont été animées par le Père Rodrigue Gbédjinou, président de la Fondation Afrique Espérance. Dans sa première intervention, centrée sur l’importance de la lecture, il a mis en lumière les causes de la désaffection des jeunes pour la lecture, notamment leur attirance pour les réseaux sociaux et l’absence de livres dans leurs loisirs.
Pour illustrer son propos, il a posé cette question : « En dehors des livres au programme, qui a lu un autre livre ? » À peine trois élèves ont levé la main. Poursuivant, il a interrogé : « Qui a pris son propre argent pour acheter un livre ? » La réponse a été tout aussi faible. Face à cette réalité, le Père Gbédjinou a souligné que l’objectif de la fondation est d’« inverser la tendance. »
« La littérature est la base de la technique »
La lecture, selon le Père Gbédjinou, est essentielle. « Si vous ne lisez pas, vous êtes du passé et vous serez dépassés », a-t-il affirmé. En revanche, « si vous lisez, vous êtes de l’avenir et vous avez de l’avenir. » Il a exhorté les élèves à s’engager, en achetant et lisant au moins un livre cette année. « Celui qui ne lit pas est un homme qui n’existe pas », a-t-il ajouté, avant de conclure : « Lire, c’est élu. Celui qui ne lit pas ne peut pas être élu. »
S’adressant aux élèves des séries scientifiques, il a insisté sur l’importance de la littérature, affirmant que « la littérature est la base de la technique. » Il a appuyé son argument avec une citation de Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. »

Lors des échanges, des questions telles que « Comment connaître le bon livre ? » et « Comment lire ? » ont été soulevées. Le communicateur a conseillé aux élèves de privilégier les livres au programme et ceux en lien avec leurs aspirations. Il leur a aussi recommandé de lire activement, en prenant des notes pour mieux retenir : « L’écriture est une seconde mémoire. »
Un usage responsable des outils numériques
La deuxième communication s’est concentrée sur l’usage des technologies numériques. Les élèves, bien au fait des réseaux sociaux, ont discuté de leurs avantages et inconvénients. Le président de la Fondation Afrique Espérance leur a rappelé que chaque application qu’ils utilisent a été créée par des individus qui en tirent profit. Il les a encouragés à dépasser un usage purement récréatif pour envisager la création de leurs propres plateformes, contribuant ainsi au développement de leur communauté.
Il a également abordé les dangers du numérique, notamment la cybercriminalité, en soulignant que « les victimes et les auteurs de ces actes sont souvent des jeunes. »
Vers une transformation des élèves
La formation s’est poursuivie ce vendredi 24 janvier. Les élèves formés à l’importance de la lecture mercredi ont suivi cette fois une session sur le numérique, et inversement. Axelle Adiho a exprimé son souhait de voir ces formations produire un impact durable : « Notre souhait est que ces séances de formation vous transforment et vous forment au bon usage de la lecture et des moyens numériques de communication sociale. »
Ce projet est financé par l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste du Bénin (Arcep-Bénin).
