Les membres de la Plateforme nationale de gestion des risques de catastrophe et d’adaptation aux changements climatiques ont examiné mardi 6 octobre à Cotonou, la situation des catastrophes enregistrées au Bénin et renforcer les mécanismes de prévention et de réponse. La rencontre a permis à l’Agence béninoise de protection civile (Anpc) de présenter le bilan des dégâts et d’évaluer à plus de 290 milliards de Fcfa les besoins de financement pour la prévention et le relèvement.
À l’ouverture de la rencontre, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique Djibril Mama Cissé a rappelé les risques liés aux inondations, aux pluies extrêmes, à la sécheresse, aux vents violents, aux incendies et aux épidémies. Ces phénomènes peuvent affecter rapidement un grand nombre de personnes, perturber les activités économiques, endommager les infrastructures et mettre sous pression les services essentiels.
Pour l’année 2026, les données présentées font état de 349 580 personnes sinistrées, réparties dans 52 583 ménages, 1 199 villages et 219 arrondissements.
Face à cette situation, le ministre a appelé à considérer la réduction des risques de catastrophe au-delà de sa seule dimension humanitaire. Elle doit également être intégrée aux questions de sécurité, d’aménagement du territoire et de développement durable. Il a notamment insisté sur le partage de l’information, la coordination des secours, la cartographie des zones vulnérables et la prise en compte de la résilience dans les politiques publiques.

Au cours des travaux, le directeur général de l’Agence béninoise de protection civile, Abdel Aziz Bio Djibril, a présenté le bilan détaillé des dommages liés aux intempéries, aux glissements de terrain, aux vents violents et aux chutes de pierres. Selon ce rapport, ces phénomènes ont notamment provoqué d’importantes inondations, la destruction ou la rupture d’ouvrages de franchissement dans plusieurs localités ainsi que des décès par noyade.
Pour répondre aux conséquences de ces chocs climatiques, l’Agence béninoise de protection civile estime à un peu plus de 290 milliards de Fcfa les besoins de financement nécessaires aux programmes de prévention et de relèvement.
Les différents acteurs présents à la rencontre ont été invités à contribuer à la mobilisation des ressources destinées à la reconstruction, à la prévention et au renforcement de la résilience face aux catastrophes.
Les échanges ont également porté sur les préoccupations soulevées au cours des travaux et les engagements des différentes parties. L’Agence béninoise de protection civile a, à cette occasion, réaffirmé son rôle de coordination de la gestion des catastrophes et du renforcement de la résilience climatique.
