Le Conseiller Christophe Agbodji regrette les propos de Monseigneur Antoine Ganyé sur le Chef de l’État. Propos tenus jeudi 25 avril lors du colloque de l’Église catholique sur le nouveau code électoral.
Bénin Intelligent – La déclaration mémorable enregistrée à l’occasion a été celle de l’Archevêque émérite de Cotonou. « Le souhait de l’Assemblée [le colloque, ndlr]- est que vous [le président Talon, ndlr] fassiez quelque chose pour que ce code électoral ne suscite pas des bagarres dans notre pays. Nous soupçonnons cela », a accusé Mgr Antoine Ganyé.
Il ajoute ensuite d’avoir l’impression que le chef de l’Etat, à qui il reconnait d’avoir fait beaucoup de réalisations magnanimes, « aime un pays sans aimer ses habitants ». Les assises ont valu à l’Église catholique d’être accusée d’entretenir la sédition.
Reçu dimanche 28 avril sur les antennes de la radio Mono FM, la voix de Lokossa, le conseiller Christophe Agbodji a regretté lesdits propos. « Lorsqu’un haut dignitaire religieux en vient à dire publiquement que le président de la République n’aime pas les Béninois, je pense que c’est suffisamment grave ».
S’appuyant sur les Saintes écritures, le conseiller Christophe Agbodji rappelle que « le religieux ne doit pas juger afin de ne pas être jugé. L’ancien journaliste déduit alors que « l’archevêque a péché ».
Eglise et champ politique
Christophe Agbodji reconnaît toutefois que « ce n’est pas la première fois qu’on voit l’Eglise s’investir sur le champ politique ». Il a, tout de même regretté que « de plus en plus, les positions que l’Eglise prend et défend sur le champ politique en viennent à être discutées ». Or «ce n’était pas le cas de par le passé. Il fût un moment où il y avait du consensus autour de la position de l’Eglise par rapport à l’action politique. Et c’est cela que nous regrettons, aujourd’hui », souligne le conseiller communal de Houéyogbé.
Enfin, il se réjouit tout de même du rôle que l’Eglise a joué pendant plusieurs décennies dans la préservation de la paix au Bénin. « On n’a pas à l’oublier. Cet apport de l’Eglise pour qu’il ait la paix au Bénin ne peut pas être oublié ».
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