L’Association des journalistes spécialistes des questions de défense et de sécurité (Aj/Qds) se prononce sur l’actualité liée à la répression des infractions au code de la route. Elle a fait une déclaration de presse jeudi 25 avril, à la maison des médias à Cotonou.
Dans sa déclaration, l’Association des journalistes spécialistes des questions de défense et de sécurité salue la démarche menée par la Police républicaine. Laquelle démarche a consisté à la sensibilisation avant la répression. Selon Arnauld Behanzin le secrétaire général de l’association, «le dispositif légal et le contexte opérationnel de la prévention et de la répression desdites infractions ne souffrent d’aucune légèreté».
Malheureusement, «des actes d’excès de zèle manifestes ont été enregistrés et jettent du discrédit sur cette noble opération qui ne vise qu’à protéger le citoyen, qu’il soit en voiture, en moto ou à pied». Face à ces dérives, l’Association des journalistes spécialistes des questions de défense et de sécurité fait des recommandations à la direction générale de la police républicaine, au gouvernement, aux citoyens ainsi qu’aux professionnels des médias.
À la direction générale de la Police républicaine, l’Aj/Qds suggère «de prendre davantage de dispositions pour que cessent les dérives constatées ça et là et qui ne sont pas de nature à permettre un vivre ensemble harmonieux».
À l’endroit du gouvernement, l’association demande «d’implémenter d’autres mesures incitatives à un accès plus facile des motocyclistes aux casques de qualité». Ceci, après avoir réduit à moitié la contravention pour non port de casque qui passe de 10 000 F à 5 000 Fcfa.
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Quant aux professionnels des médias, l’Aj/Qds les invite «à un sens aigu de responsabilité dans le traitement des informations» relatives à cette opération. À toutes les parties prenantes, l’association appelle «au renforcement de la sensibilisation et au respect du code de la route en vue d’une plus grande conscience de la protection de chacune de nos vies». Car, insiste-t-elle, «les fonctionnaires de police ne font que nous accompagner dans ce rôle et nous les invitons aussi à plus de professionnalisme et d’humanisme».
De l’illégalité à la légalité
Depuis quelques moments, les activités au sein de l’Association des journalistes spécialistes des questions de défense et de sécurité sont en hibernation. Ce silence «est du au fait qu’il y a un changement. Et quand il y a un changement, il faut s’adapter avec les nouvelles donnes» explique son président Étienne Houessou qui est également le président du Réseau des journalistes spécialistes des questions de défense et de sécurité pour l’Afrique de l’ouest.
Aussi souligne-t-il, l’Aj/Qds fonctionne depuis sa création dans l’illégalité, parce qu’elle n’est pas reconnue par l’État. Mais aujourd’hui, l’association existe légalement. Ainsi, l’Aj/Qds annonce des rencontres périodiques pour discuter des questions de sécurité. Les débats porteront par exemple, sur les questions du terrorisme, de l’extrémisme violent informe son président Étienne Houessou.
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