En clôture de sa tournée de terrain à Parakou, le président Romuald Wadagni a effectué, mardi 25 août en fin de soirée, une visite surprise au service des urgences du Centre hospitalier départemental de Parakou. Une descente sans préavis qui a suscité une vive émotion parmi le personnel soignant et les patients, et qui a permis au chef de l’État de constater, sans filtre, la réalité de la prise en charge des patients.
Dans les couloirs du service des urgences, l’annonce de l’arrivée du président Wadagni a d’abord provoqué une stupeur teintée d’incrédulité, rapidement transformée en un accueil empreint de respect et d’émotion. Le chef de l’État s’est rendu directement dans le service des urgences, où il a échangé avec les équipes médicales et paramédicales de garde à propos des conditions de prise en charge, des équipements disponibles et des difficultés rencontrées au quotidien.
« Nous étions en plein service quand on nous a dit que le président arrivait. J’ai cru à une plaisanterie jusqu’à ce que je le voie franchir la porte du service. C’est un moment que je n’oublierai jamais », raconte, émue, une infirmière en poste après le départ du cortège. « En vingt ans de carrière, je n’avais jamais vu un chef de l’État venir ainsi, sans escorte démesurée, à l’improviste, pour voir de ses propres yeux comment on soigne les gens ici. », témoigne un agent de sécurité de l’hôpital.
Cette immersion, loin des visites protocolaires généralement annoncées à l’avance, a permis au chef de l’État de vérifier, dans les conditions réelles du service, l’application effective des mesures prises par le gouvernement en matière de prise en charge systématique de certains cas. « Il nous a demandé, très concrètement, si les malades étaient pris en charge sans délai, si le matériel promis était bien arrivé. On sentait un chef d’État qui veut des faits, pas des discours », rapporte un médecin urgentiste, marqué par la précision des questions posées.
Des patients subjugués
Dans les salles d’attente et les box de soins, plusieurs patients et accompagnants ont eu l’occasion, à la surprise générale, de croiser directement le Chef de l’État lors de son passage. « Je n’aurais jamais imaginé voir le président du Bénin se pencher vers mon fils pour lui demander comment il se sentait. Il a pris de nos nouvelles comme un père de famille. », confie une mère de famille, venue en urgence avec son enfant fiévreux.

Un patient plus âgé, installé sur un lit du service des urgences depuis le début de la soirée a vécu la même émotion. « Je pensais être oublié, comme beaucoup de malades qui attendent parfois longtemps. Voir le président s’arrêter près de mon lit, me parler avec attention, cela m’a redonné du courage. », avoue-t-il.
Au-delà de l’émotion suscitée par la visite elle-même, plusieurs membres du personnel ont souligné la portée symbolique de ce geste du président Wadagni vis-à-vis de leur profession souvent confrontée à des conditions de travail exigeantes. « Nous travaillons parfois dans des conditions très difficiles, avec des moyens limités. Que le premier responsable du pays vienne constater cela de ses propres yeux, sans intermédiaire, c’est une reconnaissance qui nous touche énormément », salue une sage-femme du service.
Un interne en médecine, présent lors du passage présidentiel, ajoute que « Ce genre de visite nous rappelle que notre travail compte, qu’il est vu jusqu’au sommet de l’État.
Cela nous donne une énergie nouvelle pour la suite. »
Cette visite inopinée illustre la méthodologie au coeur du tout premier septennat dans l’histoire du Bénin. Romuald Wadagni ne veut pas se contenter des rapports administratifs, parfois aseptisés. Jeune et dynamique, il opte pour le contact direct avec les populations et les professionnels concernés.
