L’ordinaire tranquillité du quartier Adjohoué Azéhounholi, dans la commune de Covè, a été brutalement rompue vendredi 6 février par une découverte aussi inattendue que troublante. En pleine journée, des riverains ont été témoins d’une scène pour le moins macabre. Une tête humaine abandonnée sur la voie publique après la chute d’un colis transporté à moto.
Selon les informations rapportées par la Police républicaine, l’alerte a été donnée lorsqu’un citoyen s’est présenté au commissariat de l’arrondissement de Covè pour signaler un fait inhabituel. Il raconte avoir vu le conducteur d’une motocyclette de marque Bajaj et son passager laisser tomber, « par inadvertance », un colis non loin du Ceg 5. Intrigués, des passants se seraient rapprochés du paquet, découvrant avec stupeur qu’il contenait une tête humaine.
La scène, qui s’est déroulée sous les regards médusés des premiers curieux, a rapidement attiré une foule. Pris de panique face à l’attroupement, les deux motocyclistes auraient tenté, dans un premier temps, de récupérer leur cargaison. Mais devant l’insistance des regards et la montée de l’émotion, ils ont finalement renoncé et pris la fuite, abandonnant le colis sur place.
Alertée, une équipe de police s’est immédiatement rendue sur les lieux pour procéder aux constatations d’usage et sécuriser la preuve. Une enquête a été ouverte sans délai afin d’identifier les auteurs de cet acte pour le moins déroutant.
Les investigations ont rapidement porté leurs fruits. Dès le lendemain, samedi 7 février, l’un des suspects a été identifié et localisé dans un cabaret du quartier Ahito, dans l’arrondissement de Zogba. Une équipe d’intervention s’y est rendue et a interpellé l’individu sans résistance.
Conduit au commissariat, le mis en cause a d’abord tenté de nier les faits avec vigueur. Il est allé jusqu’à affirmer, de manière spontanée, qu’il « n’a pas fait tomber une tête humaine de sa moto », alors même que les enquêteurs ne lui avaient pas encore révélé la nature exacte du colis. Une déclaration qui a attiré l’attention des policiers. Pris au piège de ses propres propos et confronté aux éléments de l’enquête, le suspect a fini par reconnaître être le propriétaire du colis abandonné.
Malgré cette avancée, plusieurs zones d’ombre persistent. Le second individu impliqué dans le transport reste activement recherché. Plus préoccupant encore, l’origine de la tête humaine demeure inconnue à ce stade de la procédure.
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de reconstituer l’ensemble de la chaîne des événements, depuis la possible commission d’un crime jusqu’à ce transport en pleine rue. L’identification de la victime et les motivations derrière cet acte constituent désormais les priorités des services de police.
