STECOL Corporation et l’Institut Confucius ont organisé ce mercredi 1er juillet, une immersion au profit des étudiants d’Abomey-Calavi.
La coopération sino-béninoise se renforce au-delà des infrastructures, avec un accent désormais mis sur l’expertise. À travers une immersion chez STECOL Corporation ce mercredi 1er juillet, des étudiants de l’Institut Confucius de l’Université d’Abomey-Calavi ont découvert le monde professionnel. En effet, les cours ne se sont pas déroulés dans les amphithéâtres habituels. C’est sur les chantiers phares de STECOL que les étudiants ont été invités pour allier la théorie à la pratique. Cette initiative s’inscrit dans le cadre « d’un partenariat stratégique avec l’Institut Confucius du Bénin afin de mettre en œuvre un programme de coopération entre l’université et l’entreprise ». L’objectif est de « favoriser la formation de jeunes talents répondant aux besoins du développement ». En dehors du cadre formel évoqué, cette sortie pédagogique des étudiants de l’Institut Confucius illustre une nouvelle étape dans la relation des deux pays.
Pour la centaine d’étudiants ayant pris part à cette immersion, il ne s’agira plus seulement d’apprendre la langue chinoise. Certes, cela reste une priorité. Mais ils ont davantage à gagner à comprendre les méthodes et éthiques de travail convenant à leurs environnements professionnels futurs. Avec le développement de ses activités au Bénin, SETECOL compte désormais miser sur des talents béninois maîtrisant la langue chinoise, connaissant la culture chinoise et disposant de compétences techniques ainsi que d’une solide capacité de communication interculturelle. En somme, cette immersion des est la matérialisation d’une volonté commune des milieux universitaire et économique de rapprocher la formation académique des réalités du terrain. Tout en consolidant un partenariat sino-béninois qui se veut désormais aussi humain que structurel. Après un échange avec les responsables de STECOL Corporation, les étudiants ont visité trois des neuf importants chantiers au Bénin.
Ils ont visité la route Axe A derrière le Sofitel, les ouvrages de Ganhi et l’esplanade nord et sud du Palais des Congrès de Cotonou. Sur le terrain, la théorie a laissé place au concret. Les futurs diplômés ont observé les techniques de construction, découvert les procédés de réalisation des infrastructures et dialogué avec des ingénieurs, techniciens et ouvriers. Pour eux, l’enjeu dépassait la simple curiosité. Il s’agissait d’acquérir les réflexes, le vocabulaire technique et les codes professionnels qui leur permettront d’évoluer efficacement dans un environnement de travail chinois. « Cette sortie nous permet de transformer les connaissances acquises en expériences concrètes. Nous découvrons le fonctionnement réel des chantiers et nous nous préparons à intégrer les entreprises chinoises avec davantage d’assurance », explique Luc Freddy, étudiant à l’Institut Confucius. Les systèmes de drainage, la qualité des matériaux, l’organisation des équipes et la rapidité d’exécution des ouvrages ont particulièrement retenu l’attention des visiteurs. Pour ces derniers, ces infrastructures témoignent du niveau d’expertise développé par les entreprises chinoises présentes au Bénin.
Une coopération d’avenir
Cette immersion est loin d’être une simple sortie pédagogique. Elle traduit l’évolution d’une coopération sino-béninoise qui ne se limite plus aux investissements matériels, mais qui mise désormais sur le transfert de compétences et la formation d’une jeunesse appelée à jouer un rôle de premier plan dans les projets de développement. À travers l’Institut Confucius, le partenariat entre Cotonou et Pékin permet ainsi de former des diplômés capables non seulement de parler chinois, mais aussi de comprendre les méthodes de management. Puis d’être moulés très tôt aux exigences professionnelles de leurs futurs employeurs. Les responsables de l’Institut Confucius et de STECOL Corporation estiment que cette initiative illustre le renforcement continu des relations sino-béninoises.
Les responsables de STECOL Corporation et de l’Institut Confucius ont réaffirmé leur volonté de poursuivre cette dynamique. STECOL Corporation continuera à assumer activement sa responsabilité sociale, tandis que l’Institut Confucius poursuivra sa mission de passerelle entre les peuples béninois et chinois. Les deux parties sont convaincues que l’avenir de la coopération sino-béninoise se construira autant dans les salles de classe que sur les chantiers qui façonnent le Bénin de demain.
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