La Guinée du président Mamadi Doumbouya a franchi, samedi 13 juin un nouveau cap dans sa marche vers la souveraineté économique. Les travaux de la troisième raffinerie d’alumine du pays ont été officiellement lancés en présence des plus hautes autorités sur le site de Lisso Demougala, à une quarantaine de kilomètres de Boffa.
C’est une infrastructure emblématique qui va changer la donne pour la Guinée. Avec un investissement avoisinant le milliard de dollars, la raffinerie de Chalco projette une capacité de production annuelle de 1,2 million de tonnes d’alumine. Le lancement des travaux porte à trois le nombre de raffinerie en chantier après celles de SPIC et du consortium Winning à Dobali, toutes sous le leadership du Chef de l’État.
Le géant chinois Chalco est en charge des travaux. Les accords ont été signés seulement le 21 mai dernier à Conakry. La célébrité des travaux d’exécution traduit, selon le gouvernement, une volonté commune de faire de la Guinée un acteur incontournable de la chaîne de valeur de l’aluminium.
« Transformer localement, créer de la richesse ici »
Djiba Diakité, président du comité stratégique de Simandou et Ministre directeur de cabinet de la Présidence a présidé la cérémonie de lancement des travaux de la raffinerie de Chalco. Le projet dépasse, a-t-il assuré, le simple cadre industriel. C’est un acte politique fort.
« Cette raffinerie est le symbole d’une Guinée qui change de dimension, qui affirme sa souveraineté économique et qui choisit désormais de transformer localement ses ressources pour créer de la valeur, des emplois et des opportunités pour ses enfants », a-t-il martelé.
C’est dans ce sens que s’inscrit d’ailleurs la feuille de route tracée par le Président Mamadi Doumbouya. Laquelle vise à « Transformer localement. Créer de la richesse ici. Former les compétences ici. Créer des emplois ici. Bâtir une industrie forte ici, en République de Guinée. Voilà le sens du combat engagé. »




La Guinée a donc choisi une orientation révolutionnaire, panafricaniste, celle de la fin de l’exportation des matières premières à l’état brut. Cette pratique qui a longtemps maintenu la Guinée ainsi que de nombreux pays africains dans la marge de leurs propres richesses.
« La transformation locale du minerai guinéen est désormais une exigence non négociable de la République. »
Mamadi Doumbouya, président de la République
Au-delà des milliards et des tonnes, le volet humain est au coeur de cette dynamique. « Chaque emploi créé, c’est une famille qui reprend espoir. Chaque formation offerte, c’est un jeune qui retrouve une perspective d’avenir », a insisté le Ministre qui voit dans l’industrialisation, avant tout un projet de société.
Les premiers coups de pioches rassurent également les populations de Boffa et environs. Elles voient dans les travaux la promesse concrète d’emplois et de développement local.
