Demain jeudi 20 mai, l’aéroport international de Cotonou sera certifié conforme aux normes internationales. Une première dans l’histoire de cet aérodrome et du Bénin après plusieurs vaines tentatives, a annoncé vendredi 14 mai à la presse, Karl Lègba, directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac).
Par Sènankpon DOSSOU
Lors du point de presse, le Dg/Anac a indiqué que « La certification est un processus normalisé permettant de démontrer que l’aérodrome satisfait à un instant t à l’essentiel des normes et exigences de sécurité aérienne ». Depuis 1960, ça n’a jamais été le cas pour l’aéroport de Cotonou baptisé « Cardinal Bernardin Gantin ». Si elle est désormais chose faite, c’est grâce aux « lourds investissements consentis par le gouvernement du président Patrice Talon et les nombreuses réformes engagées », a précisé Karl Lègba. Cela a donc nécessité non seulement la mise aux normes des installations mais aussi la garantie de la capacité de l’Anac à mener à bien le processus qui doit être empreinte de crédibilité. Six pays de la sous-région, de l’Uemoa et de l’Organisation de l’aviation civile internationale, structure spécialisée de l’Onu, ont participé au processus, un gage donc de la crédibilité.
Plus-value
Exigée par l’aviation civile internationale, la certification est également consacrée par l’article 131 de la loi 2013-008 du 29 août 2013 portant Code de l’aviation civile et commerciale au Bénin. Qu’apporte donc à l’aéroport de Cotonou, le Certificat délivré que le Bénin obtiendra ce jeudi ? D’abord, énumère Karl Lègba, le premier avantage, c’est d’être reconnu comme conforme aux normes internationales. « Ainsi, les nombreuses grandes compagnies qui ont posé cela comme préalable pourront se décider à venir au Bénin », a-t-il expliqué. Ensuite, ladite certification incitera les grandes compagnies déjà présentes à Cotonou, à opérer plus aisément, parce que « rassurées que les normes sont strictement observées, et sans devoir faire des efforts supplémentaires ». Enfin, la cette certification fait entrer l’aéroport de Cotonou dans « un cycle reconnu par la communauté internationale ».
