Révélé dans les années 70 avec le tout puissant groupe ‘’Poly Rythmo’’, l’artiste Assa Cica est décédé vendredi 22 mai alors qu’il était hospitalisé au Centre hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-HKM) de Cotonou. A son actif, plusieurs titres qui, composés il y a plus de trente ans, restent étrangement d’actualité. Entre autres : ‘’Tin ma sa lé’’, ‘’Ayatô’’, ‘’Mi ma sô gbè xhé fidé’’, ‘’Sèdé wè do mi’’, ‘’Agamagnon nou hèdé’’ dans lesquels Michel K. Agadja à l’état civil, chante l’Homme, ses peines et ses joies ; révèle son talent de poète et son âme de philosophe.
Si l’unanimité est faite autour de son génie, la qualité vocale et la profondeur esthétique et pédagogique de ses chansons, son décès survenu dans un dénouement total a attristé ses fans. En effet, les derniers jours de l’homme ne furent pas reluisants. Ils se résument à une fin de carrière difficile et à la mendicité. Plusieurs fois il a été vu dans la rue, aux encablures du Stade Général Mathieu Kérékou en train de proposer aux passants sous un soleil de plomb, ses œuvres. Finalement, une longue maladie aura eu raison de lui. Il fait partie sans conteste, des génies à qui l’art n’a pas profité. Tous ceux qui savourent et nourrissent leurs âmes avec ses chansons pourraient trainer encore longtemps sur la conscience, sa mort dans la pauvreté…
