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Guerre en Ukraine : Quatre enfants ukrainiens rapatriés après des années de séparation

Par Koladé Raymond FALADE
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Quatre enfants ukrainiens séparés de leurs familles depuis plusieurs années dans le contexte de la guerre et de l’occupation par la Russie de certaines régions d’Ukraine ont retrouvé le territoire contrôlé par Kiev. Leur retour, intervenu le vendredi 31 juillet, a été facilité dans le cadre de l’initiative présidentielle « Bring Kids Back UA », avec l’assistance de la Première dame des États-Unis, Melania Trump. Il s’agit du « cinquième retour facilité par la Première dame des États-Unis », selon un communiqué de presse de l’initiative « Bring Kids Back UA ». Kiev accuse Moscou d’avoir empêché ces familles de récupérer leurs enfants.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Quatre enfants ukrainiens retrouvent leur foyer avec l’aide de la Première dame des États-Unis, Melania Trump

Le 31 juillet 2026, quatre enfants originaires des territoires temporairement occupés des régions de Donetsk, Louhansk et Kherson ont regagné le territoire contrôlé par l’Ukraine. Il s’agit du cinquième retour facilité par la Première dame des États-Unis, Melania Trump.

Kiev, le 6 Août 2026. Quatre enfants ukrainiens qui avaient passé une longue période dans les territoires temporairement occupés sont revenus sur le territoire contrôlé par l’Ukraine. L’opération de leur rapatriement a été menée dans le cadre de l’initiative du président Ukrainien, Bring Kids Back UA, avec l’assistance de la Première dame des États-Unis, Melania Trump.Ces enfants avaient été séparés de leur famille depuis des années, et leurs proches étaient dans l’incapacité de les récupérer par eux-mêmes.

L’un des garçons se trouvait chez ses grands-parents lorsque la guerre a éclaté, dans une ville située en première ligne dans la région de Donetsk, occupée par les Russes dès les premiers jours de l’invasion. Il a fallu obtenir la tutelle de sa tante afin que l’enfant ne soit pas placé de force dans un orphelinat russe. En 2024, sa mère a tenté de récupérer son fils elle-même, mais la Russie lui a interdit l’accès tant à son propre territoire qu’à la Biélorussie.

Un autre garçon s’est retrouvé en territoire occupé alors qu’il était encore tout petit. À l’automne 2022, alors que des combats faisaient rage dans sa ville, située dans la région de Kharkiv, il séjournait chez ses grands-parents dans la région de Louhansk et s’est retrouvé bloqué en territoire occupé. Sa famille était incapable d’aller le récupérer. Cet enfant a passé la majeure partie de sa vie séparé de ses parents.

Une fillette est restée en territoire occupé avec son arrière-grand-mère. Sa mère, qui se trouvait en territoire contrôlé par l’Ukraine, s’est battue pendant plusieurs années pour récupérer sa fille. Lorsqu’elle a tenté d’entrer en Russie via un pays tiers, elle s’est vu refuser l’entrée à la frontière.

Un adolescent s’est retrouvé sans parents dans la région occupée de Donetsk : son père étant décédé bien avant l’invasion totale, et sa mère à la fin de l’année 2025. Le garçon risquait d’être placé dans un foyer russe. Pendant tout ce temps, sa sœur aînée, qui se trouvait sur le territoire contrôlé par l’Ukraine, l’attendait et se battait pour le faire secourir.

« Derrière chaque retour se cachent des années durant lesquelles la Russie a délibérément empêché des familles de récupérer leurs enfants et placé des obstacles artificiels à chaque étape. C’est précisément pour cette raison que l’intérêt porté à cette question par la Première dame des États-Unis, Mme Melania Trump, revêt une telle importance. Sa voix contribue à attirer l’attention du monde entier sur les enfants que la Russie retient contre la volonté de leurs familles », a déclaré Maksym Maksymov, responsable de l’initiative « Bring Kids Back UA ».

Le droit international humanitaire interdit le transfert forcé et l’expulsion d’enfants ainsi que toute modification de leur statut personnel, et oblige les parties à un conflit armé à faciliter le regroupement des enfants avec leur famille. En violation de ces normes, la Fédération de Russie dresse systématiquement des obstacles administratifs et pratiques au retour des enfants ukrainiens, restreint l’accès de leurs parents et de leurs représentants légaux à ces derniers, dissimule les informations concernant leur localisation et leur état de santé, et continue de détenir illégalement ces enfants, en les soumettant à un endoctrinement et à des pressions.

Chaque retour est le fruit du travail de l’État ukrainien, des organisations de la société civile, des bénévoles et de la médiation de pays tiers. Le soutien des États-Unis et la position de ce pays en matière de défense des droits des enfants revêtent une importance exceptionnelle pour l’Ukraine.

Contexte

Bring Kids Back UA est une initiative du président ukrainien Volodymyr Zelenskyy qui rassemble des institutions publiques, des organisations non gouvernementales et des partenaires internationaux afin d’assurer le retour de tous les enfants ukrainiens déportés ou déplacés de force par la Fédération de Russie. Grâce à cette initiative, 2 415 enfants qui avaient été déportés, déplacés de force ou se trouvaient dans les territoires temporairement occupés ont déjà pu rentrer chez eux. Le ministère de la Justice a recensé 20 610 cas d’expulsion et de transfert forcé d’enfants par la Russie (chiffres de juin 2026). Ce chiffre n’est pas définitif : seul l’ennemi connaît le nombre réel d’enfants ukrainiens enlevés par la Russie. La Russie refuse de fournir des statistiques officielles, fait obstacle à toute surveillance, refuse l’accès des représentants de l’ONU et d’autres organismes indépendants aux lieux où les enfants sont détenus, et ne transmet pas d’informations à l’Agence Centrale de Recherche prévue par les Conventions de Genève.

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