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Patrimoine et résilience

Changement climatique : La résilience des communautés côtières fait l’objet d’une exposition à l’Inmaac

Par Sêdaminou Béni AGBAYAHOUN
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Au terme de deux semaines de résidence de création autour du thème Patrimoine et résilience, l’heure est à la restitution à l’Institut national des métiers d’art, d’archéologie et de la culture (Inmaac). Les étudiants en fin de formation exposent leurs œuvres sur l’esplanade de l’Ecole nationale d’administration (Ena) à l’université d’Abomey-Calavi. Le vernissage de l’exposition à eu lieu mercredi 25 mars.

Une galerie à ciel ouvert s’offre aux regards des usagers de l’université d’Abomey-Calavi. Sur l’esplanade de l’Ecole nationale d’administration (Ena), une quarantaine d’œuvre sont exposées. Les œuvres comportent de la peinture acrylique sur toile et de la peinture numérique sur toile. Les tableaux présentent les effets du changement climatique sur le vécu des communautés des côtes du Bénin. Ils synthétisent les données de terrain sur la thématique de cette édition.

Le thème de l’exposition est « Patrimoine et résilience : Là où la mer rencontre la terre ». Ce thème fait écho à celui du projet Coastal heritage, community resilience and inclusion in a changing landscape (CoHeRe) – intitulé en français : « Là où la mer rencontre la terre : patrimoine côtier du Bénin, résilience communautaire et inclusion dans un environnement en mutation ». L’exposition a reçu l’accompagnement dudit projet dont les recherches portent spécifiquement sur la résilience des communautés côtières du Bénin face aux modifications brutales de leur environnement.

L’exposition Patrimoine et résilience « est le fruit d’un engagement partagé : celui de mettre en lumière les savoirs, les croyances et les pratiques des communautés côtières du Bénin, notamment à Ouidah et Grand-Popo », a expliqué Yasmine Falade, représentante des exposants. « Face aux bouleversements climatiques, ces populations inventent, réinventent et transmettent des formes de résiliences culturelles et spirituelles qui méritent d’être reconnues et valorisées », a-t-elle poursuivi.

L’Inmaac, au-delà de la formation théorique

Les exposants, au-delà de l’aspect restitution, donnent également à voir, la richesse de ces réponses culturelles des communautés en question. L’objectif étant de montrer « que la résilience n’est pas seulement une affaire de technique ou de politique, mais aussi de mémoire, de croyance et de créativité ». L’exposition se poursuit jusqu’au 3 avril. Elle est l’aboutissement d’un projet collectif, devenu tradition à l’Inmaac.

Ce dernier « est conçu pour permettre à nos étudiants en fin de formation, de présenter à la communauté universitaire, un aperçu de tout leur parcours », a précisé Dr Blandine Agbaka, directrice adjointe de l’institut.

La résidence de création se déroule sous l’encadrement des professionnels, souvent des alumni de l’institut. La démarche permet, confie-t-elle, d’instaurer une tradition de transmission du savoir entre les ainés et leurs jeunes frères. Les étudiants travaillent, chacun sur son œuvre en s’inspirant de la thématique centrale dont il aborde un aspect donné.

« Ces projets constituent une occasion particulière pour nos étudiants de sortir des formats classiques d’apprentissage, de se retrouver au-devant de la scène, pratiquer dans une certaine autonomie tout ce qu’ils ont appris ». Ce qui leur permet, soutient Dr Agbaka, de « prendre conscience qu’ils sont capables de faire des choses ». « La combinaison de la formation théorique et pratique leur donne tout de suite la compréhension des enjeux, et c’est cette compréhension des enjeux qui fait ces résultats », a renchérit Prof. Romuald Tchibozo, directeur de l’Inmaac.

« Tous les jours », explique-t-il, l’établissement travaille à atteindre l‘excellence dans la préparation des apprenants à s’aligner sur les ambitions du gouvernement pour les Industries culturelles et créatives. L’école forme dans cinq filières en Licence : Musique, Art dramatique, Arts plastiques, Cinéma et Administration culturelle. En Master, elle dispose des filières Management de la culture et du tourisme. À cela s’ajoutent la Muséologie et histoire de l’art et la Gestion du patrimoine culturel.

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