Après la désignation des maires aux parcours professionnel et académique remarquables pour conduire la destinée des communes les sept prochaines années, des voix s’élèvent pour plaider le maintien de la même dynamique au niveau des arrondissements, villages et quartier de ville : la promotion d’une génération de jeunes délégués qui savent lire et écrire pour servir autrement les populations.
Par Sènakpon DOSSOU
La 5e mandature de la décentralisation est marquée par l’ascension des jeunes à la tête des communes. Une nouvelle donne portée par les partis politiques sous le leadership du président Patrice Talon. Ce changement radical est salué dans l’opinion, car cela démontre de la volonté manifeste d’impulser un nouveau souffle à l’administration territoriale.
Et pour plusieurs observateurs, le renouvellement de responsables ne doit pas s’opérer seulement au niveau des mairies. Des voix persistantes invitent les partis politiques et les nouveaux maires à veiller à la désignation des chefs de quartier ou de village jeunes et compétents.
Si les dispositions électorales sont claires s’agissant des critères d’élections des conseillers communaux dans ce sens, elles n’imposent pas le choix d’un élu local intellectuel. Toutefois, dans la droite ligne de la dynamique impulsée, les jeunes maires doivent être accompagné efficacement au niveau local.
Exit les élus locaux improductifs
Choisir des chefs de quartier sachant lire et écrire est essentiel pour garantir une gestion administrative efficace, faciliter la communication avec la mairie et assurer le suivi des dossiers fonciers ou sécuritaires. Cette compétence permet de gérer les procédures formelles, de rédiger des rapports et d’appliquer les textes légaux.
Bien que des alternatives existent pour les électeurs analphabètes lors des élections, l’alphabétisation du chef de quartier est un atout pour le développement local et la modernisation de la gouvernance à la base.
Alerte dans la commune de Tori-Bossito
Au lendemain de la désignation du conseil communal de cette localité, des alertes sont persistantes sur les réseaux sociaux et des dénonciations déposées au siège du parti Union Progressiste le Renouveau. Les soupçons concernent une tentative d’écartement des jeunes du processus de désignation des chefs de villages.
Selon les dénonciateurs, des jeunes élus compétents, sachant lire et écrire seraient sur le point d’être sacrifiés sur l’hôtel des compromissions. Une ancienne pratique qui va totalement contre la nouvelle dynamique impulsée au niveau communale. Des vieux briscars, septuagénaires, sentant le vent de la jeunesse soufflée useraient de tous les moyens pour empêcher le renouvellement.
Les responsables communaux de l’UPR sont donc invités à imposer la nouvelle ligne tracée par le parti au niveau national. Le jeune maire, Cosme Ayao Akondé, fraîchement désigné est donc invité à discipliner les élus pour des choix judicieux au niveau local.
