Un an après le décès du ministre des enseignements Secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Yves Kouaro Chabi dans un accident de voie publique, le 20 février 2025, l’un de ses proches collaborateurs, Éméric Okoupeli, fait mémoire, dans un essai, de son humilité, son humanité et du «serviteur de l’État» qu’il a été. L’ouvrage « Kouaro Yves, une aurore précoce » a été lancé vendredi 20 fevrier à Cotonou en présence d’un public diversifié et ému.
Pourquoi écrire sur un homme dont la disparition reste encore une blessure vive ? « Parce que certaines vies ne doivent pas s’éteindre dans le silence. Parce que certaines trajectoires ne doivent pas être abandonnées à la seule mémoire fragile des hommes », répond Éméric Okoupeli.
Son projet auctorial se veut surtout un « acte de transmission : Transmission aux jeunes générations, qui doivent savoir qu’il est possible de servir avec dignité. Transmission à la Nation, qui doit se souvenir de ceux qui ont servi avec loyauté. »
Le livre « Kouaro Yves, une aurore précoce » paru aux Éditions Légendes, à Cotonou, est subdivisé en sept parties et est préfacé par le député Bonaventure Aké Natondé, par ailleurs grand entrepreneur éducatif.
Les pages successives retracent les « origines modestes, complexes, qui sont loin de le prédestiner à un parcours aussi impressionnant», son parcours scolaire et universitaire, l’entrée dans l’administration publique et ses premières armes en politique, les circonstances de sa nomination et la liesse qu’elle a suscitée dans sa commune natale, et au-delà.
Dans « Kouaro Yves, une aurore précoce », Éméric Okoupeli évoque aussi la vision du défunt pour l’école béninoise et raconte les détails méconnus autour de son départ aussi précoce, funeste et inespéré, souligne le journaliste Donatien Sowanou, présentateur de l’ouvrage.
L’auteur fait mémoire et honore également deux anciens collaborateurs du ministre qui sont morts aux côtés de leur patron. Il s’agit de son garde du corps mort le même jour, et son secrétaire particulier qui décède quelques mois plus tard de ses blessures.
Le présentateur Donatien Sowanou voit dans cette entreprise scripturale, « une sorte de gratitude de l’auteur pour son patron…» et une « démarche cathartique, pour aider l’auteur à se convaincre de ce qui est arrivé »
