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8ᵉ mandature du CES : Des anciens hauts responsables de l’État aux commandes

Par Koladé Raymond FALADE
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Le Conseil économique et social (CES) ouvre une nouvelle étape de son fonctionnement avec un bureau dirigé par des personnalités qui ont récemment occupé de hautes fonctions publiques. À l’issue de l’élection des membres de son bureau, ce mercredi 22 juillet, Abdoulaye Bio Tchané a été porté à la présidence de l’institution. Il sera assisté de Conrad Gbaguidi, premier vice-président et médiateur de la République, et de Pascal Essou, deuxième vice-président. Les trois personnalités arrivent à ces postes de responsabilité après avoir exercé, jusqu’à une période récente, des fonctions importantes au sommet de l’État.

L’élection du bureau marque une nouvelle étape dans l’installation de la 8ᵉ mandature du CES, après la désignation et l’installation de ses membres. Institution consultative de la République, le Conseil économique et social a pour mission d’émettre des avis et recommandations sur les grandes questions économiques, sociales, culturelles et environnementales afin d’éclairer les pouvoirs publics.

Cette nouvelle mandature intervient au terme d’un chantier de réforme engagé en 2024 et poursuivi en 2026. La loi organique du 17 juillet 2024, modifiée en mars puis en juillet 2026, a revu l’organisation, les missions et le fonctionnement du Conseil économique et social. Ces réformes ont notamment renforcé son ancrage territorial et son rôle d’interface entre les citoyens et les pouvoirs publics.

Bio Tchané, du gouvernement au CES

L’élection d’Abdoulaye Bio Tchané à la présidence du CES intervient après plusieurs années passées au cœur de l’action gouvernementale. Jusqu’à la formation du gouvernement issu de l’élection présidentielle d’avril 2026, il occupait les fonctions de ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale.

Dans ses premières déclarations après son élection, le nouveau président du CES a dévoilé ses priorités. Il entend renforcer l’utilité de l’institution en s’appuyant sur l’expertise des conseillers pour produire des avis et propositions répondant davantage aux attentes des pouvoirs publics et des citoyens.

Sa feuille de route repose sur quatre axes : renforcer l’utilité du CES, améliorer sa proximité avec les populations, intensifier le dialogue entre les institutions et développer son ouverture diplomatique à l’international. Abdoulaye Bio Tchané souhaite également que les travaux du Conseil portent sur des préoccupations majeures telles que le pouvoir d’achat, l’emploi des jeunes, la souveraineté alimentaire, la sécurité, la défense du territoire et l’inclusion sociale.

Conrad Gbaguidi passe le témoin

Premier vice-président du CES, Conrad Gbaguidi connaît bien l’institution. Il en assurait la présidence depuis la mise en place de la précédente mandature, issue de la réforme engagée en 2024. Il exerce désormais les fonctions de Médiateur de la République dans le cadre de la nouvelle organisation de cette institution.

Dans son message après la passation de témoin, Conrad Gbaguidi a dressé le bilan de ses seize mois à la tête du Conseil. « En seize mois, nous avons fait résonner la voix de la démocratie consultative, cette troisième voix qui ne commande ni ne s’oppose, mais qui éclaire les gouvernants », a-t-il déclaré.

À l’endroit de son successeur, il a dit remettre le témoin « à un homme dont le parcours parle pour lui » et lui faire confiance « pour porter plus haut le flambeau ». Il a également assuré poursuivre son engagement au service de la République dans ses nouvelles fonctions. Conrad Gbaguidi a exprimé sa gratitude au président Patrice Talon pour la réforme du CES et au président Romuald Wadagni pour la confiance placée en lui.

Pascal Essou complète le bureau

Élu deuxième vice-président du CES, Pascal Essou arrive également à cette fonction après une récente responsabilité institutionnelle. Il occupait jusqu’alors le poste de Médiateur de la République.

Avec ce nouveau bureau, le Conseil économique et social est désormais dirigé par trois personnalités ayant une expérience récente de la conduite des institutions publiques. Cette équipe aura la charge de donner un contenu concret aux réformes engagées et de renforcer la place du Ces dans le dialogue entre les pouvoirs publics et les différentes composantes de la société béninoise.

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