L’Unité de recherche « Étude des espaces et du discours » de l’Université d’Abomey-Calavi organise, les 25 et 26 juin, un colloque en hommage au professeur Pierre Mèdéhouègnon qui a été tour à tour, chef du département des Lettres modernes, chef du département des Arts et directeur-fondateur de l’Institut national des métiers d’art, d’archéologie et de la culture (Inmaac).
« Quelqu’un de ce niveau doit être célébré », insiste le professeur Raphaël Yebou, directeur de l’Unité de recherche « Étude des espaces et du discours » et président du comité d’organisation.
Pierre Mèdéhouègnon est professeur titulaire en études théâtrales et littérature. Pendant des décennies, il a œuvré pour la formation d’une relève de qualité. « Il a formé de nombreux cadres au Bénin, pour servir le Bénin, pour servir l’Afrique, pour servir le monde. Mais il a formé des cadres aussi hors du Bénin et hors d’Afrique », rappelle le professeur Yebou.
À tous ses postes de responsabilité, « Il a toujours défendu l’institution universitaire. Il a pensé organiser des activités pédagogiques et académiques. Il a motivé les étudiants. Il a relevé le niveau de la formation », témoigne son collègue.
Selon les confidences du président du comité d’organisation, les pairs des universités du Cames, notamment, Kara, Ouagadougou, Bouaké et même Libreville au Gabon, reconnaissent en lui un homme d’exception.
« Ils disent de lui qu’il est un maître à penser. Pour nous aussi, à l’Université d’Abomey-Calavi et au niveau de l’académie de recherche, le professeur Pierre Mèdéhouègnon est un grand maître, un maître à penser, parce qu’il sait élever l’homme plus loin et plus haut »
Célébrer un patriote
Après la cérémonie d’ouverture jeudi 25 juin, des panels permettront d’écouter des communications scientifiques. Le vendredi, la journée s’achèvera par un moment solennel de remise de mélanges en l’honneur du professeur.
Cet hommage revêt une dimension civique et patriotique, précise Raphaël Yebou. Le professeur Mèdéhouègnon, en formant des générations d’étudiants, a servi la République. « Il nous aide à nous mettre au service de la République, à servir constamment le Bénin, et à ce titre, c’est un citoyen patriote. Pour cela, il mérite qu’on le célèbre de son vivant, qu’on lui rende hommage », a-t-il martelé.
Il appelle alors à la mobilisation de tous ceux qui ont croisé ou non le chemin du professeur. « J’invite tous ceux qui s’intéressent à la célébration de nos génies, de nos maîtres, de nos formateurs, à nous soutenir dans le cadre de l’organisation de ce colloque », a lancé le professeur Yebou.

Professeur Raphaël Yebou : « Il a constamment travaillé pour qu’il y ait une relève de qualité »
Journaliste : Pourquoi l’Unité de recherches que vous dirigez a-t-elle initié des Mélanges et ce colloque en hommage au Professeur Pierre Mèdéhouègnon ?
Professeur Raphaël Yebou : Je vous remercier de l’occasion que vous me donner. Le professeur Pierre Mèdéhouègnon est professeur titulaire en étude théâtrale et littérature. Il a servi comme chef du département des Lettres modernes à la Flash, Faculté des lettres, arts et sciences humaines. Il a servi comme chef du département des arts, qui était rattaché à la Flash, avant de créer l’institut qu’il a dirigé, l’Institut national des métiers d’art, d’archéologie et de la culture (Inmaac).
À tous ces postes de responsabilité, le professeur Pierre Mèdéhouègnon a agi en grande intellectuelle. Il a toujours défendu l’institution universitaire. Il a pensé organiser des activités pédagogiques et académiques. Le professeur Pierre Mèdéhouègnon a motivé les étudiants. Il a relevé le niveau de la formation. Il a constamment travaillé pour qu’il y ait une relève de qualité. Il a formé de nombreux cadres au Bénin, pour servir le Bénin, pour servir l’Afrique, pour servir le monde. Mais il a formé des cadres aussi hors du Bénin et hors d’Afrique.
Raphaël Yebou
Les collègues des universités de Lomé de Kara au Togo, de Ouaga au Burkina Faso, de Bouaké et d’Abidjan en Côte d’Ivoire, même de Libreville au Gabon, reconnaissent en lui un homme de très grande qualité, un enseignant de très haut niveau. Ils disent de lui qu’il est un maître à penser. Pour nous aussi, à l’université d’Abomey-Calavi et au niveau de l’académie de recherche, le professeur Pierre Mèdéhouègnon est un grand maître, un maître à penser, parce qu’il sait élever l’homme plus loin et plus haut.
Quelqu’un de ce niveau doit être célébré. Il nous aide à nous mettre au service de la République, à servir constamment le Bénin, et à ce titre, c’est un citoyen patriote. Pour cela, il mérite qu’on le célèbre de son vivant, qu’on lui rende hommage. Quand nous avons annoncé le projet de Colloque, les collègues de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Niger et du Togo se sont réjouis du projet et ont soutenu le projet, je crois qu’ils seront là.
En quoi vont consister ces assises ?
Nous avons préféré la formule de Colloque parce que nous célébrons un grand homme, un grand intellectuel, un maître, un grand maître, un grand universitaire et les manifestations vont couvrir deux jours. Nous aurons une cérémonie d’ouverture, naturellement, le jeudi, le 25 juin, et après l’ouverture, nous aurons les activités qui ont prévu, les panels pour écouter les communications. C’est le lendemain, après les dernières communications, que nous allons rendre hommage au professeur à travers la remise des mélanges.
Ce sera une cérémonie haute en couleur. Nous avons voulu assurer l’ancrage socioculturel de cette cérémonie. Et par la grâce de Dieu, nous aurons réussi, si Dieu nous aide à le faire, à faire plaisir à notre professeur, à lui rendre hommage de son vivant.
Quel appel adressez-vous à la communauté scientifique, et plus globalement à tous les béninois et béninoises, par rapport à cet évènement ?
J’invite tous ceux qui s’intéressent à la célébration de nos génies, de nos maîtres, de nos formateurs, à nous soutenir dans le cadre de l’organisation de ce colloque.
Le professeur Pierre Mèdéhouègnon a formé beaucoup de cadres. Même de loin, ceux là peuvent soutenir l’activité. Nous avons la possibilité d’intervenir en ligne, nous avons la possibilité de contacter le comité d’organisation. Ceux qui le souhaitent peuvent nous soutenir en nous appuyant, en venant aux manifestations, parce que nous voulons avoir du grand monde pour montrer au professeur qu’il est cher à notre cœur, qu’il nous est cher à l’université, qu’il nous est cher pour Bénin.
Propos transcrits par Sêmèvo Bonaventure AGBON
