Le gouvernement passe à l’action pour restaurer l’état du réseau routier national. Lors du conseil des ministres du mercredi 28 mai, une décision majeure a été prise à cet effet. Il s’agit du lancement immédiat de travaux d’urgence pour réparer les dégradations critiques relevées sur plusieurs infrastructures routières à travers le pays.
Les dégradations relevées par le gouvernement sur l’état du réseau routier national concernent « des ouvrages défectueux, des ouvrages partiellement ou totalement effondrés et des équipements de sécurité (glissières et garde-corps) endommagés par les usagers ».
En tout, une trentaine d’ouvrages endommagés ont été recensés dans plusieurs localités du pays précise le compte rendu du conseil des ministres.
Les communes concernées par ces interventions d’urgence sont Toucountouna, Cobly, Kérou, Copargo, Kandi, Banikoara, Parakou, Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo, Avrankou, Ouinhi, Djidja, Klouékanmè, Comè et Grand-Popo. L’ampleur géographique de cette opération traduit l’urgence de la situation et l’engagement du gouvernement à garantir des infrastructures sûres aux citoyens.
Le conseil a précisé que « seront impactés par ces travaux, s’agissant des tronçons de routes classées non revêtues, les axes Toucountouna-Pèporiyakou, Cobly-Matéri, Kérou-Kaobagou, Parakou-Binassi-Pèrèrè-Nikki, Katagon-Avrankou, Avakpa-Tokpota ». Ces axes, souvent empruntés par les populations rurales, souffrent d’un entretien insuffisant et deviennent impraticables en saison pluvieuse.
Pour les routes bitumées, les réparations concerneront « les axes Kandi-Banikoara, Godomey-Calavi, Kpédékpo-Bohicon, Bohicon-Dassa, Abomey-Azovê, Ouidah-Comè-Grand-Popo et du pont Martin Luther King à Cotonou ». Ce dernier, situé dans la capitale économique, est particulièrement stratégique pour le trafic urbain et interurbain.
En complément, « les tronçons de pistes rurales Fowa-Singré-Anandana et Comè-Kpablè seront traités dans le cadre des présents travaux ». Selon le gouvernement, ces pistes jouent un rôle essentiel dans le désenclavement de certaines zones agricoles et dans l’accès aux marchés locaux.
Afin d’assurer une exécution rapide et efficace des travaux, « le conseil a marqué son accord pour la contractualisation avec les entreprises retenues qui devront les exécuter conformément aux exigences de leurs cahiers de charges ». Cette démarche vise à garantir la qualité des ouvrages et le respect des délais d’exécution.
