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Mireille Houensou, coordonnatrice régionale Zou/Collines du Pndpe : « Aussi bien du côté technique que financier nos appréciations sont bonnes »

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON
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Coordonnatrice régionale Zou/Collines auprès du Secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Sp-Can) pour le Projet de nutrition et de développement de la petite enfance (Pndpe) financé par la Banque mondiale, Mireille Houensou parle de l’évaluation après deux ans de mise en œuvre. Les facteurs de succès, les faiblesses observées au niveau des indicateurs et les leçons apprises seront « mis ensemble dans une balance pour améliorer ce que nous allons faire sur le prochain contrat », indique-t-elle.

Propos recueillis par Sêmèvo Bonaventure AGBON

 

Bénin Intelligent : De toutes les discussions, êtes-vous satisfait du travail des Ong sur le terrain, en ce qui concerne la mise en œuvre du Pndpe ?

Mireille Houensou : Ici au Palais des congrès de Cotonou nous sommes là dans le cadre de l’évaluation des performances des Ong qui ont contracté avec le Secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Sp-Can) dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Projet de nutrition et de développement de la petite enfance (Pndpe). Sur le plan du projet, notre cible concernant la petite enfance part de 0 à 6 ans. Mais de façon plus recentrée sur les enfants de moins de 5 ans.

Il faut dire que c’est une évaluation tripartie. Il y a l’évaluation qui prend en compte le retour, l’appréciation des communes qui sont maitre d’ouvrage de tout ce que nous faisons en termes d’intervention relative à la nutrition et au développement de la petite enfance. Le deuxième niveau d’appréciation pour ce qui concerne l’évaluation, prend en compte l’autoévaluation des Ong elles-mêmes ; puis enfin, l’appréciation que le SP-Can fait de l’intervention de ces Ong sur le terrain. De façon globale, il faut reconnaitre que les appréciations sont quand même bonnes, autant par les communes ou les mairies que par le Sp-Can.

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Au niveau du Sp-Can nous ne nous sommes pas limités seulement à une appréciation du côté technique. Il y a également le volet financier, parce que c’est bon de mettre en exécution tout le paquet technique en matière de nutrition et de développement de la petite enfance, mais quelle est la consommation ? Le bailleur qui nous accompagne sur ce programme, c’est la Banque mondiale. Vous savez que c’est bien de mettre en œuvre mais si on ne respecte pas les procédures de décaissement de la Banque mondiale tout aussi en ayant un bon niveau de décaissement ce n’est pas encore performant. Donc c’est aussi bien le volet technique que financier qui est pris en compte dans l’appréciation de la performance des Ong.

Je disais donc que globalement, aussi bien du côté technique que financier nos appréciations sont bonnes lorsque je prends en compte les trois niveaux de prise en compte de l’évaluation par les communes, qui sont présentes, qui voient le travail que font les Ong sur le terrain ; et nous-mêmes, à travers les coordinations régionales qui appuient et accompagnent les Ong dans la mise en œuvre et le niveau hiérarchique des Ong de mise en œuvre, qui font des supervisions pour apprécier que le cadre de résultats que le Sp-Can a confié aux équipes techniques des Ong est mis en œuvre suivant les démarches méthodologiques que nous avons retenues.

Quels sont les différents axes de mise en œuvre du Pndpe sur le terrain ?

Le Programme de nutrition et de développement de la petite enfance (Pndpe) est un programme sur plusieurs phases. Actuellement nous avons la première phase qui est le Projet de nutrition et de développement de la petite enfance, qui est en train d’arriver à terme, à fin 2024 et c’est pourquoi nous démarrons avec le dernier contrat d’un an avec les Ong.

Essentiellement, nous avons deux grands axes. Le premier axe prend en compte les activités en termes de prévention de la nutrition. Dans ce groupe d’activité en termes de prévention, nous avons le dépistage de la malnutrition pour notre cible, nous avons des activités de sensibilisation et communication pour un changement de comportement ; nous avons des activités de simulation de l’éveil de l’enfant, donc de notre cible de 0 à 5 ans ; nous avons le suivi et promotion mensuel de la croissance chez les enfants de moins de deux ans. Nous avons des activités de promotion de la diversité alimentaire, de transformation de produits dérivés, et aussi la formation des femmes ayant des enfants malnutris (moins de 5 ans) sur les activités de jardin de case.

Pour ce qui concerne le deuxième axe, ce sont des activités de prise en charge par rapport à la malnutrition aigüe. Nous ne travaillons pas seul, nous travaillons avec le secteur santé. Lorsque les enfants sont dépistés en communauté on les réfère en centre de santé après confirmation par un agent qualifié. Donc la prise en charge, elle est faite sur le programme, les soins et tout ce qui concerne le volet sanitaire en collaboration avec le secteur santé. Nous n’intervenons pas directement en communauté. Nous avons un partenariat de faire-faire avec des Ong qui ont contractualisé. Ce sont ces Ong qui ont mis des équipes techniques à disposition dans 40 voire 48 communes sur les 77 de notre pays où nous intervenons actuellement.

Qu’est-ce qui pourrait changer ou évoluer avec le nouveau départ que vous vous apprêtez à prendre dans la mise en œuvre du Pndpe ?

Il faut dire que ce contrat qui est finissant était un contrat biannuel. Donc ce nouveau processus d’accompagnement qui démarre avec les Ong de mise en œuvre, va se faire avec de nouvelles règles. Nous prenons en compte les éléments de faiblesse à renforcer, sur la base du diagnostic qui a été fait, qui vont être pris en compte dans le cadre de résultats du contrat qui va démarrer.

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Nous avons fait dans ce sens une expérience assez enrichissante hier, que nous avons appelée le « market place », où des indicateurs qui sont jugés en souffrance ou des indicateurs que nous avons connus en termes de succès sont donnés par les Ong qui ont présenté toute une fiche descriptive qui nous présente le contexte de mise en œuvre, pourquoi est-ce que nous avons eu des succès, quelles ont été les limites ou les faiblesses observées au niveau de ces indicateurs et les leçons apprises.

Tout cela sera mis ensemble dans une balance pour améliorer ce que nous allons faire sur le prochain contrat.

Merci.

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