La Société de gestion des déchets et de la salubrité du Bénin (Sgds) n’entend pas baisser les bras pour l’assainissement des artères et rues de ses zones d’intervention. Jeudi 8 décembre, elle a organisé une soirée de sensibilisation au profit des riverains du tronçon Ceg Houéhiho-carrefour Adjaha. L’équipe de la Sgds conduite par Pierre Dossa a choisi une sensibilisation nocturne pour mieux toucher les cibles.
Par Raymond FALADE
Une cinquantaine d’opérateurs de salubrité ont été mobilisés pour cette soirée de sensibilisation. Vêtus de leurs tenues de travail, mégaphones en mains, ces agents exécutent avec engagement et détermination, des chants d’éducation sur l’environnement mais surtout sur l’assainissement du cadre de vie. Les superviseurs Pierre Dossa et Paulin Djihoumeto accompagnés de quelques animateurs territoriaux arborés de leur tee-shirt sur lequel il est inscrit « Nos villes sont nos maisons », passent de ménage en ménage, de boutique en boutique et d’étalage en étalage pour la sensibilisation.

L’essentiel de leur message se résume autour de comment garder son cadre de vie propre, la gestion des déchets, la nécessité de disposer de poubelles homologuées et d’éviter de jeter les ordures dans les rues.
« Nous avons choisi faire cette campagne dans la soirée parce qu’on a constaté que beaucoup rentrent à l’heure-là. Par contre, vers 16h-17h, il n’y aura pas du monde à la maison. C’est pour cela que nous avons choisi la soirée pour pouvoir atteindre les cibles données » a justifié Paulin Djihoumeto, superviseur de la Sgds lot 21 Salubrité. Il a dénoncé les cas d’incivisme de certains riverains du tronçon ciblé. « Il y a des éléments qui balaient ces tronçons la nuit. En même temps que ces voies sont balayées, il y a d’autres qui viennent jeter des déchets là. Si vous venez le matin faire la pré réception, c’est tout comme si rien n’a été fait » regrette-t-il. « Les opérateurs des Pme en partenariat avec la Sgds vont passer collecter ces déchets. Mais vous revenez quelques minutes après et au lieu de laisser les déchets à la maison, les riverains préfèrent les déposer au bord de la voie » s’est plaint Paulin Djihoumeto. Conséquence, « quand un patron passe et voit cela, il va commencer par crier sur le superviseur et l’appeler pour lui demander que ces déchets soient enlevés » au plus vite.
Donner vie à l’environnement

Les animateurs quant à eux, ont un rôle important à jouer dans l’assainissement et la salubrité du cadre de vie. C’est pour cette raison qu’ils sont associés à cette campagne de sensibilisation. « Notre rôle est un peu similaire à un médecin parce que on donne vie à l’environnement par la sensibilisation. Pas en forçant la population à faire mais en montrant l’intérêt de la population en le faisant parce que rendre son environnement propre c’est se rendre soi-même propre. Donc, on sensibilise au quotidien la population pour avoir un cadre de vie meilleur » a rappelé Modeste Dossa, animateur territorial de la zone 22 Cotonou. Mais dans cet exercice, ils sont confrontés, « à la non compréhension de certaines réalités par la population ». Pour la population « avoir une poubelle suffit largement. On peut disposer la poubelle n’importe comment devant soi, cela ne gêne pas. Or tel n’est pas le cas. Il faut bien disposer la poubelle pour que quand les opérateurs vont passer, ils puissent ramasser les déchets dans de bonnes conditions » a-t-il fait observer. Le tronçon Ceg Houéhiho-carrefour Adjaha est une grande voie. Elle mérite d’être gardée toujours propre. « Quand tu es dans ton véhicule et que tu vois les ordures étalées le long du tronçon, cela rend vilain la rue » a souligné Modeste Dossa. C’est pourquoi, la Sgds a opté pour une sensibilisation nocturne pour impacter un grand nombre.
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Au terme de cette activité, les organisateurs se sont réjouis d’avoir atteint leurs objectifs. « Ceux chez qui on est passé, j’ai l’impression qu’ils ont compris le message » a déclaré Paulin Djihoumeto, superviseur de la Sgds. Il espère qu’avec « tout ce qu’on vient de leur dire, il y aura de l’amélioration sur la voie pour les fois à venir ». Pour y arriver, il faut un suivi a martelé Baudoin Gouveïcha, animateur territorial zone 17 Cotonou. « Nous allons répéter jusqu’à un moment donné et lorsque la situation va persister, les autorités compétentes prendront leurs responsabilités » a-t-il conclu.
