Après l’ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire parlementaire 2026, Cécile Ahoumènou revient sur les deux axes du discours du président de l’Assemblée nationale et sur les cinq piliers du projet de loi de finances 2027, dont les dépenses à sensibilité sociale augmenteront de 24,3 %.
« Nous sommes en train de vivre le mois d’octobre. C’est un mois qui interpelle toutes les femmes, un mois qui interpelle la conscience, qu’elle soit féminine ou masculine. » C’est par ces mots que le députée Cécile S. Ahoumènou Hounkpatin ouvre sa lecture de l’ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire parlementaire 2026. Pour l’élue, « Pour qu’une Nation puisse vivre et aller de l’avant, pour que l’économie prospère, nous avons besoin de voir les deux genres travailler ensemble. »
Le discours du président de l’Assemblée nationale, le professeur Joseph Fifamin Djogbénou, a notamment fait une ouverture sur le « consommons local ». Un choix qui ne surprend pas l’honorable. « Lorsque vous prenez le programme d’action du gouvernement de l’ancien Président de la République, Son Excellence Monsieur Patrice Talon, l’un des piliers sur lesquels il avait travaillé, c’est la promotion de l’artisanat. » Et d’ajouter : « Nous qui sommes des élus, des représentants du peuple, nous sommes là pour accompagner, pour montrer qu’au-delà de la théorie, au-delà des promesses, l’artisanat béninois est en train de prendre une place réelle dans notre culture parce qu’on ne peut pas parler de culture sans parler d’artisanat. »
« On ne peut pas parler de culture sans que nous-mêmes, qui sommes des acteurs principaux, nous nous donnions des modèles, nous donnions réellement de bons exemples. C’est la raison pour laquelle tous les députés de la 10e législature ont accompagné l’initiative du Président de l’Assemblée nationale. Il l’a dit dans son discours que c’est une initiative que nous allons répéter et renouveler. » L’élue précise que le président de la République, Romuald Wadagni, « est dans la même dynamique de la poursuite de la promotion de notre culture et à travers elle, notre artisanat ».
Cécile S. Ahoumènou Hounkpatin distingue la forme et le fond. « C’est un discours très sobre mais responsable et cette responsabilité interpelle toute la conscience d’un député. » Sur le fond, « le Président de l’Assemblée nationale a assis son discours sur un pilier principal qu’est la promotion de la culture. Il a rendu hommage à notre écrivain Olympe Bhêly-Quenum, à l’artiste internationale de renom Angélique Kidjo ainsi qu’aux sportifs. L’ensemble n’est que la promotion de la culture du Bénin. »
Cinq piliers pour le budget 2027
Sur le projet de loi de finances 2027 que les parlementaires sont appelés à examiner, l’élue détaille cinq piliers prioritaires définis par le gouvernement : l’amélioration de l’agriculture ; la promotion de l’industrie, « parce que nous devons transformer nos matières premières au lieu de vendre à l’extérieur » ; le renforcement du capital humain ; la valorisation du potentiel touristique et culturel ; et la promotion des innovations technologiques. « Ces cinq piliers donnent déjà une idée des différentes rubriques de notre budget pour 2027. »
Le budget des dépenses à sensibilité sociale connaîtra une augmentation de 24,3 %, indique-t-elle. Cela concerne notamment la gratuité de la scolarité des filles au primaire et au secondaire, la cantine scolaire, la réhabilitation des lycées et des universités, la construction de cinq hôpitaux de zone, ainsi que l’extension des programmes Gbessoké et ARCH. L’élue rappelle à ce propos la promesse de campagne de Romuald Wadagni : « N’attendons pas qu’il y ait des morts avant d’agir. Agissons en amont pour sauver des vies, notamment grâce à la prise en charge des urgences vitales. » Pour elle, « ce projet de loi de finances a bien pris en compte cette volonté du président de la République ».
Des pôles de développement, une nouveauté
Autre élément fondamental souligné par l’élue : la création des pôles de développement. « C’est une nouveauté pour notre pays et elles prennent en compte les priorités définies par le gouvernement. » En tant que députée et représentante du peuple, Cécile S. Ahoumènou Hounkpatin entend « jouer sa partition dans la mesure du possible, selon les orientations de chaque secteur. Il s’agira de faire des recommandations, des amendements pour l’intérêt des populations que nous représentons ».
