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Loi de finances rectificative 2026 : Yankoty et Saliou-Arêkpa saluent le volet social du budget

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON
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Les députés ont adopté, vendredi 19 juin, la loi de finances rectificative pour la gestion 2026. Elle porte désormais à 4 148,357 milliards de Fcfa les ressources et les charges de l’État, contre 3 783,984 milliards de Fcfa dans le budget initial adopté en fin d’année 2025.

Les députés Charlemagne Yankoty (de l’Union progressiste le Renouveau) et Alidjanatou Saliou-Arêkpa (Bloc républicain), soutiennent que ce budget répond à des urgences économiques, sociales et sécuritaires.

Pour Charlemagne Yankoty, il s’agit d’une « réponse aux réalités économiques, sociales et sécuritaires auxquelles notre pays est confronté ». De son côté, Alidjanatou Saliou-Arêkpa salue le maintien d’une croissance à 7,5 % et un déficit budgétaire contenu à 3,1 % du Pib, conforme aux normes communautaires.

Par ailleurs, le député Yankoty insiste sur les réalisations concrètes attendues par les populations : points d’eau, écoles, centres de santé, gratuité des frais de scolarité pour les filles dès 2026, prise en charge des enfants de la rue et des personnes en situation de mendicité. La députée Saliou-Arêkpa assure que « Les crédits supplémentaires devront produire des résultats perceptibles pour nos populations : des infrastructures effectivement réalisées, des centres de santé fonctionnels, des mesures sociales rapidement mises en œuvre. »

Député Charlemagne Yankoty, UP le Renouveau : « Ce collectif budgétaire constitue une réponse aux réalités économiques, sociales et sécuritaires auxquelles notre pays est confronté »

Nous venons d’adopter la loi rectificative de la loi de finances, gestion 2026. Malgré le contexte difficile dans lequel évolue l’économie mondiale qui demeure marquée par des incertitudes persistantes, notre pays continue fièrement d’afficher une résilience remarquable grâce aux réformes engagées et à l’amélioration de la gouvernance économique.

En effet, le collectif budgétaire qui nous est soumis porte le budget de l’État de 3 783,984 milliards de Fcfa à 4 148,357 milliards de Fcfa, soit une augmentation de 364,373 milliards de Fcfa représentant un taux d’accroissement de 09,62%. Cette révision n’est pas un simple ajustement comptable. Elle constitue une réponse aux réalités économiques, sociales et sécuritaires auxquelles notre pays est confronté. C’est le lieu de reconnaitre et de saluer le leadership du Chef de l’État, le président Romuald Wadagni qui aux lendemains de son élection, a commencé par honorer son engagement politique.

Qu’il vous souvienne que lors de la présentation de son projet de société, le Chef de l’État nous avait promis entre autres, le renforcement du volet social visant in fine à éradiquer l’extrême pauvreté ; ce qui est très apprécié de tous les Béninois. Ce volet social qui m’intéresse particulièrement dans ce projet de loi des finances rectificatif est d’une grande importance au regard des interpellations dont fait souvent l’objet les élus de la Nation face à certaines difficultés de nos compatriotes.

L’un des mérites de ce collectif budgétaire est qu’il permet d’adapter les crédits alloués à la nouvelle architecture gouvernementale qui modifie les périmètres ministériels afin de répondre efficacement aux priorités du moment. Cette réallocation des ressources traduit une gestion dynamique des finances publiques, fondée sur les besoins réels de l’administration et des populations.

Par ailleurs, nous ne pouvons ignorer les défis sécuritaires qui se posent à notre pays, notamment dans des localités du septentrion. Le renforcement des moyens destinés à la défense et à la sécurité apparaît aujourd’hui comme une exigence de souveraineté nationale et de protection des populations. Sans sécurité, il ne peut y avoir ni développement durable ni prospérité partagée. Comme je l’ai indiqué plus haut, dans un contexte où de nombreux ménages continuent de ressentir les effets de la hausse du coût de la vie, il est indispensable que les fruits de la croissance économique se traduisent par des améliorations concrètes dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la protection sociale, de l’emploi des jeunes et de l’accès aux services sociaux de base. Et c’est ce que nous constatons avec bonheur dans ce collectif budgétaire qui a tenu compte de ces fondamentaux évoqués ci-dessus. Malgré la conjoncture internationale, la croissance du Produit Intérieur Brut du pays s’est stabilisée à 7,5%. D’aucuns ne comprendront pas assez ces chiffres même si nous le répétons chaque jour.

Ce qui compte beaucoup plus pour nos concitoyens, c’est les aspects renforcés dans ce projet de budget rectificatif à savoir la réalisation de points d’eau dans nos localités, les écoles et centres de santé publics ; une meilleure alimentation des nouveaux nés pendant les 1000 premiers jours qu’on soit riche ou pauvre afin de garantir de façon équitable à ces derniers une très bonne croissance et un bon développement de leur quotidien intellectuel; la prise en charge des personnes en situation de mendicité et des enfants de la rue ; le renforcement des dispositifs de protection sociale et de prise en charge sanitaire, la mobilisation de ressources destinées au renforcement des mesures durables de gestion des politiques de résilience urbaine, d’assainissement pluvial, de prévention des inondations, d’adaptation aux changements climatiques ainsi que d’amélioration du cadre de vie dans les communes ; la mise en œuvre de la généralisation de la gratuité des frais de scolarité des filles de l’Enseignement secondaire général dès la rentrée 2026-2027 et la construction de magasins pour les cantines scolaires ; le renforcement de la formation professionnelle afin d’améliorer l’employabilité des jeunes.

Au-delà de ces efforts du gouvernement que nous saluons avec beaucoup d’admiration, nous espérons que les autres aspects du social que le gouvernement maîtrise bien, seront pris en compte dans les futures lois de finances au fur et à mesure de la disponibilité des ressources. Dans cette optique, l’Assemblée nationale restera mobilisée pour accompagner le gouvernement afin que le mandat du président Romuald Wadagni soit couronné de succès au plan social … »

Députée Alidjanatou Saliou-Arêkpa : « Ces chiffres racontent une histoire : celle d’un État qui choisit d’investir davantage dans les priorités nationales »

La loi de finances rectificative n’est jamais un simple exercice comptable. C’est le moment où un Gouvernement confronte ses prévisions aux réalités, sans renoncer à ses ambitions. C’est aussi le moment où le Parlement apprécie non seulement la qualité des ajustements proposés, mais surtout la cohérence de la trajectoire nationale.

La loi que nous venons d’adopter ne traduit pas un changement de cap. Il confirme une trajectoire et les chiffres en témoignent. Les ressources budgétaires augmentent de 90,16 milliards de Fcfa, soit 3,4 %, tandis que les dépenses progressent de 158 milliards de Fcfa, soit 5,2 %. Le déficit budgétaire est porté à 3,1 % du PIB, un niveau qui demeure compatible avec les exigences communautaires, pendant que notre pays maintient une prévision de croissance de 7,5 %, parmi les plus élevées de notre sous-région.

Ces chiffres racontent une histoire : celle d’un État qui choisit d’investir davantage dans les priorités nationales : la protection sociale, l’agriculture, les infrastructures, la sécurité et la transformation économique. Je voudrais également saluer le choix stratégique consistant à renforcer les recettes sans alourdir la pression fiscale sur les citoyens.

L’élargissement de l’assiette fiscale à l’économie numérique, aux revenus issus des plateformes digitales et à certaines opérations internationales traduit une administration moderne, capable d’accompagner les mutations de notre économie. J’apprécie également le renforcement de la dématérialisation des procédures fiscales. Dans une économie numérique, la confiance passe aussi par une administration numérique.

À cet égard, je me réjouis de l’amendement adopté par notre Commission visant à compléter l’article 517 du Code général des impôts afin de reconnaître pleinement les échanges électroniques des actes de procédure fiscale et de leur conférer la même valeur juridique que les documents papier. Cet amendement n’est pas une simple précision technique ; il consolide la sécurité juridique des contribuables tout en accélérant la modernisation de notre administration fiscale.

Au-delà des chiffres, je voudrais partager une conviction. Depuis une décennie, notre pays s’est progressivement imposé une véritable culture de la rigueur budgétaire. Cette discipline a constitué l’un des fondements de la gouvernance conduite sous la présidence du Président Patrice Talon. Elle a renforcé la crédibilité financière de notre pays, rassuré les investisseurs et créé les conditions d’une croissance durable. Je suis convaincue que cette même rigueur continuera de guider l’action publique sous le leadership du Président Romuald Wadagni. Il ne peut d’ailleurs en être autrement. Celui qui préside aujourd’hui aux destinées de notre Nation fut l’un des principaux architectes des profondes réformes qui ont modernisé nos finances publiques, renforcé la mobilisation des ressources intérieures et installé une culture de performance budgétaire aujourd’hui reconnue bien au-delà de nos frontières. Cette continuité est celle d’une vision. Une vision qui dépasse les échéances annuelles pour préparer le Bénin des prochaines décennies. C’est tout le sens de la Vision Bénin 2060, qui nous invite à inscrire chacune de nos décisions budgétaires dans une perspective de transformation durable. Un budget n’est pas seulement un document financier. Il est l’expression concrète d’un projet de société.

Toutefois, un budget rectificatif ne se juge pas uniquement à la qualité de sa conception. Il se juge à la qualité de son exécution. Les crédits supplémentaires devront produire des résultats perceptibles pour nos populations : des infrastructures effectivement réalisées, des centres de santé fonctionnels, des mesures sociales rapidement mises en œuvre, des investissements équitablement répartis sur l’ensemble du territoire et une sécurité renforcée dans nos zones frontalières. Car la bonne gouvernance budgétaire ne consiste pas seulement à équilibrer les comptes de l’État. Elle consiste surtout à transformer chaque franc mobilisé en progrès concret pour les citoyens. C’est ainsi que se construit la confiance, et la confiance demeure aujourd’hui l’un des plus précieux actifs d’une nation ».

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