Après Abomey, l’Agence nationale de Normalisation, de Métrologie et du Contrôle Qualité (ANM) a posé ses valises à Porto-Novo où elle a sensibilisé, jeudi 18 juin, les industriels et acteurs économiques sur l’application obligatoire des normes béninoises pour une série de produits stratégiques : jus, câbles électriques, fers à béton…
La rencontre s’est tenue à la salle de conférence de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI Bénin) de Porto-Novo. À la tribune, le directeur général de l’ANM, Dr Mouhamed Nazif Moutawakilou, a martelé que le respect des normes n’est plus une option, mais une obligation légale. Devant l’auditoire, il a passé en revue les arrêtés interministériels qui imposent désormais des critères de qualité stricts pour une liste de produits aussi variés : boissons, jus et nectars de fruits, sel de qualité alimentaire, sucre, câbles électriques et fers à béton.
Une logique de santé publique et de sécurité
L’obligation de conformité aux normes béninoises répond à des enjeux publics. Pour les produits alimentaires, il s’agit de protéger la santé des consommateurs contre les risques de fraude ou de non-respect des normes sanitaires. Pour les matériaux de construction comme les fers à béton et les câbles électriques, l’enjeu est tout aussi vital, car des normes bafouées peuvent conduire à des effondrements d’immeubles ou à des incendies d’origine électrique.
Conformément à ses prérogatives, l’Anm s’assure ainsi que chaque produit mis sur le marché béninois soit un produit sûr, fiable et conforme aux standards internationaux, car chaque contrevenants s’exposent à des sanctions.
