Le Conseil économique et social (Ces) a présenté, mercredi 4 mars, le rapport d’activités de sa mandature transitoire au chef de l’État. À travers cet exercice de reddition de comptes, l’institution consultative dresse le bilan de douze mois d’activités marqués par une volonté de redéploiement et de repositionnement dans l’architecture institutionnelle.
Le président du Ces, Conrad Gbaguidi, a présenté un rapport détaillé mettant en lumière les réformes internes engagées, le renforcement de l’ancrage territorial et la participation accrue de l’institution aux dynamiques internationales. Selon lui, la réforme impulsée a permis au conseil de mieux assumer sa mission consultative et de se rapprocher davantage des préoccupations des populations.
Le document s’articule autour de neuf sujets d’autosaisine portant sur des enjeux majeurs du quotidien. En matière de résilience sécuritaire, le Ces recommande un soutien socio-économique ciblé en faveur des jeunes afin de prévenir l’extrémisme violent. Sur la gestion des conflits agro-pastoraux, l’institution appelle à l’opérationnalisation effective des cadres de concertation multiacteurs.
Concernant le pouvoir d’achat, le conseil propose la mise en œuvre d’un « panier citoyen » fondé sur la promotion de la production nationale, la consommation responsable, les produits de saison et les circuits courts. En santé publique, il préconise un durcissement du cadre juridique face à la prolifération de l’alcool frelaté.

Prenant acte du rapport, le président Patrice Talon a salué la qualité des travaux accomplis en douze mois. Il a estimé que les résultats enregistrés confortent la pertinence de la réforme engagée et confirment le rôle stratégique du Ces dans le dialogue économique et social.
Toutefois, le chef de l’État a invité les conseillers à maintenir la rigueur et à éviter toute autosatisfaction. Il a insisté sur la nécessité d’affiner les méthodologies de travail et d’élargir les champs d’analyse à des segments encore peu explorés.
La remise de ce rapport ouvre ainsi une nouvelle étape. Un séminaire bilatéral est annoncé dans les prochains jours afin d’examiner les axes de progression et d’approfondir certaines thématiques. Le gouvernement dispose désormais d’une base de réflexion consolidée pour orienter ses prochaines décisions à caractère normatif et social.
