Dans un communiqué en date du vendredi 9 janvier, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique a pris certaines mesures, dont l’interdiction de la tenue des marchés ainsi que de toute manifestation publique, le dimanche 11 janvier 2026, de 6 heures à 20 heures. Cette décision, selon l’autorité ministérielle, s’inscrit dans le cadre de l’organisation des élections législatives et communales et vise à garantir le bon déroulement du scrutin.
Sur le terrain, le constat est tout autre. Du marché Dantokpa à Missèbo, en passant par Gbogbanou, plusieurs marchés sont partiellement ouverts. Commerçants et clients vaquent librement à leurs occupations, sans apparente crainte. « Si on ne va pas au marché, qu’est-ce qu’on va manger ? », a lancé une vendeuse interrogée sur place.
Toutefois, l’affluence observée est nettement inférieure à celle des jours ordinaires. De nombreuses boutiques restent hermétiquement fermées. Selon cette commerçante, au-delà des raisons électorales, le fait que la journée coïncide avec un dimanche explique également la faible mobilisation. « D’habitude, les dimanches, les gens ne viennent pas massivement », a-t-elle précisé. Elle ajoute qu’après les fêtes de fin d’année, plusieurs commerçants « n’ont pas encore repris » pleinement leurs activités.
Contrairement à ces marchés traditionnels partiellement ouverts, les marchés modernes récemment construits par le gouvernement sont, eux, restés fermés. C’est le cas du marché moderne de Mènontin, dont toutes les entrées sont barricadées. Quelques petits commerçants se sont néanmoins installés aux abords du site pour écouler leurs produits.
