Trois ministres du gouvernement ont rendu visite mardi 14 janvier aux sinistrés de l’explosion à Ayélawadjè à Akpakpa. À cette occasion, ils ont parcouru les différents services ayant reçu les patients au niveau du Cnhu de Cotonou.
La délégation gouvernementale qui s’est rendue au Cnhu est composée des ministres Alassane Séïdou, de l’Intérieur et de la sécurité publique, Benjamin Hounkpatin de la Santé et de Véronique Tognifodé, des Affaires sociales et de la microfinance. À l’issue de leur visite, ils ont exposé le point des diligences faites par le gouvernement suite à ce sinistre survenu dans la journée du samedi 10 janvier.

En effet, dès la survenance de l’incendie, le gouvernement a pris des mesures d’urgence pour sécuriser le périmètre, prévenir des cas d’intoxication massive et assurer la prise en charge sanitaire et sociale des patients. Dans la matinée du mardi, la délégation s’est une fois encore rendue au Cnhu pour s’enquérir de l’état de santé des compatriotes touchés par ce drame.
Du point fait par le ministre de la Santé, une grande majorité des patients ont été admis à retourner chez eux. Malheureusement, il déplore tout de même quelques pertes en vies humaines. « À la date d’aujourd’hui, la situation a évolué positivement et nous avons plus de 2/3 des patients sur les 150 que nous avons reçus qui sont libérés. Une cinquantaine de patients sont encore en cours de suivi au Cnhu et au niveau du centre de traitement des épidémies à Abomey-Calavi» a expliqué Benjamin Hounkpatin.
Parmi les patients admis, «nous avons eu une dizaine de cas graves parmi lesquels nous avons perdu 2, et 4 sont en situation critique. Plus de la moitié des patients sont des enfants », a ajouté le ministre.

À en croire Benjamin Hounkpatin « les maisons situées aux abords immédiats des lieux ont été totalement évacuées». «Nous allons maintenir le statu quo. Je voudrais inviter toute personne exposée qui sentirait le moindre signe à se rapprocher du centre de santé le plus proche pour une prise en charge appropriée », a-t-il lancé.
Prise en charge gratuite
De son côté, le mnistre de l’Intérieur et de la sécurité publique a exhorté les populations à alerter sur des situations d’entreposage sauvage de produits à caractère chimique ou inflammables en agglomération. « Il faut privilégier la prévention en collaborant avec la Police. Au niveau du ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique, nous avons le 166 que n’importe quel citoyen peut appeler pour signaler ces situations », a-t-il souligné.
La prise en charge des patients de l’explosion d’Akpakpa a été totalement gratuite a rassuré la ministre des Affaires sociales et de la microfinance. « Tous les soins de santé ont été pris en charge gratuitement par l’État. Depuis le dimanche, des équipes d’actions sociales sont à pied d’œuvre pour écouter les familles affectées et leur venir en soutien sur le plan psychologique », a confié Véronique Tognifodé.
