L’ Agence béninoise du médicament et des autres produits de santé (Abmed) a réagi suite aux alertes relatives aux médicaments contenant de la pseudoéphédrine, utilisés pour traiter le rhume et les rhinopharyngites.
Il s’agit de Dacold, Rhumagrip, Doliprex, Actifed, Dolirhume, Dolirhumepro, Humex Rhume, Nurofen Rhume, Rhinadvil Rhume, Rhinadvilcaps Rhume. Parmi ces médicaments indexés « seuls Dacold, Rhumagrip et Doliprex sont autorisés au Bénin.», rappelle l’agence.
«Des données récentes indiquent que cette molécule pourrait être impliquée dans la survenue d’effets indésirables graves pouvant notamment induire des risques d’accident vasculaire cérébral, de troubles cardiaques, de convulsions », a indiqué le communiqué en date du 30 octobre.
Néanmoins, l’Agence béninoise du médicament et des autres produits de santé signale que ces effets secondaires relevés sont très rares et surviennent habituellement sur des terrains particuliers (hypertension artérielle, antécédent d’accident vasculaire…) ou en cas de surdosage ou d’association avec d’autres médicaments d’action similaire.
Pour éviter le risque, «l’Agence béninoise du médicament et des autres produits tient à rappeler à la population qu’il faut éviter toute automédication et l’invite à toujours prendre conseil auprès d’un professionnel de santé ».
Aussi, ces médicaments sont déconseillés chez la femme enceinte et celle allaitante.
Par conséquent, toute la population est invitée au respect des présentes
recommandations.
Dimanche 22 octobre, l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) avait déjà déconseillé les produits contenant la pseudoephredine à travers un communiqué. « Des infarctus du myocarde et des accidents vasculaires cérébraux peuvent se produire après utilisation de médicaments vasoconstricteurs (pseudoéphédrine) destinés à soulager les symptômes du rhume. Le risque est très faible mais ces événements peuvent se produire quelles que soient la dose et la durée du traitement. », a averti l’Agence française.
L’Union européenne a décidé début 2023 de réévaluer le statut de ces médicaments et devrait délivrer un avis avant la fin de l’année.
Par Félicité DJIGLA
