C’est de Alain Orounla que le peuple béninois a eu, hier mercredi 1er juillet, la première réaction officielle sur le supposé coup d’État déjoué contre Talon, annoncé péremptoirement par le magazine panafricain Jeune Afrique. Seule la justice peut la confirmer ou non, a-t-il indiqué à l’issu du conseil des ministres.
Par Sêmèvo B. AGBON
Si le ministre Orounla, porte-parole du gouvernement confirme qu’il y a eu effectivement des arrestations, il croit hâtif de conclure à une tentative de déstabilisation dans la nuit du 25 au 26 juin contre le régime Talon mais déjouée. Les auteurs, une dizaine de militaires ont plutôt été appréhendés pour atteinte à la paix et à la sécurité. Effectivement, reconnait-il, « certains de nos compatriotes ont été déférés devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) pour avoir posé des actes contraires à la paix, des actes susceptibles de revêtir la qualification d’acte terroriste ». Mais en l’état « rien ne confirme que ces différents individus s’apprêtaient effectivement à perpétrer ce qui se dit », a-t-il relativisé à l’opposé de l’hebdomadaire Jeune Afrique. « Je dois dire concernant cette question qu’il appartient au magazine qui a donné cette information de préciser ses sources », a commenté Orounla. Sinon, « Il appartient à la juridiction de nous situer dans les jours à venir », a-t-il conclu.
Le 29 juin dernier, Jeune Afrique a, en effet, surpris les Béninois en annonçant qu’un coup d’État pour renverser le régime de la Rupture, la deuxième fois, a été de justesse, déjoué.
