S’il est impossible en l’état de connaître les visages des futurs maires des grandes villes du pays, les résultats provisoires et non officiels du scrutin du dimanche 17 mai dessinent tout de même leur parti de provenance.
Ainsi, la ville-département de Cotonou sera contrôlée par le parti du baobab qui y a régné en maître. Luc Atrokpo parti de Bohicon avec l’ambition clairement affichée de contrôler la capitale économique est favori à condition de convaincre ses pairs.
A Abomey-Calavi, la cité dortoir tout est encore flou, puisque les deux blocs de la mouvance, l’Up et le Br sont au coude à coude. Il en sera certainement de même à Lokossa. À Bohicon le parti du cheval cabré a pris la ville. Les détracteurs de Armand Gansè n’ont pas réussi à décourager les électeurs. La prochaine mandature sera donc contrôlée dans la ville carrefour par un Républicain. Contrairement à Abomey, la cité historique où l’Up tient provisoirement la victoire.
Du centre au nord du pays, les communes de Bantè, Savalou, Kandi, Parakou, Bembèrèkè et Sinendé seraient tombées dans les mains des Fcbe. Mais cette performance de l’ancien parti au pouvoir s’est arrêtée à l’entrée de la ville de Djougou. La faute à un jeune du Bloc Républicain qui a confirmé toutes les prévisions des bookmakers. Sous la bannière du cheval cabré, Malick Gomina n’a pas fait de détail. Les tendances le créditent de 25 conseillers sur 33.
A Porto-Novo, capitale politique et par-delà tout le département de l’Ouémé, son fief, le Parti du renouveau démocratique (Prd) de Adrien Houngbédji a confirmé. Reste à savoir si cela suffira pour permettre à ses candidats d’être éligibles au partage des sièges. Puisqu’il faudra pour cela franchir la barre fatidique des 10% des suffrages valablement exprimés au plan national. Auquel cas le futur maire de la capitale pourrait bien s’appeler Charlemagne Yankoty.
Mais le peuple doit encore patienter et attendre la Cena pour les résultats officiels et la Cour Suprême.
