Un mur de l’École primaire publique (Epp) de Yénawa-Daho s’est effondré dans la matinée de ce vendredi 8 mai, au cours de la pluie qui s’est abattue sur la ville. Le drame a fait plusieurs blessés parmi les élèves et les enseignants, dont certains présentent « des traumatismes sérieux ».
Dans un communiqué publié vendredi soir sur sa page Facebook, la mairie de Cotonou a rassuré qu’« à cette heure, aucun pronostic vital n’est engagé ».
À la suite de cet incident, le maire Luc Gnacadja a exprimé sa solidarité aux victimes, à leurs familles ainsi qu’à la communauté éducative de l’établissement. Elle a également salué « la réactivité des équipes de secours, des personnels de santé, des autorités administratives et des bonnes volontés mobilisées », qui a permis une prise en charge rapide des blessés.
Le maire a, par ailleurs, rassuré que « toutes les dispositions nécessaires ont été immédiatement prises afin d’assurer la prise en charge des frais médicaux des victimes et leur accompagnement ».
Au-delà de l’émotion suscitée par ce drame de l’Epp Yénawa-Daho, l’édile de Cotonou estime que cet accident interpelle sur les questions de sécurité dans les établissements scolaires. À cet effet, « une enquête sera diligentée afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cet effondrement et d’en tirer toutes les conséquences nécessaires ».
Des mesures sont également annoncées pour renforcer les dispositifs de sécurité dans les écoles de la ville.
Alphonsine Gansa, directrice départementale des Enseignements maternel et primaire du Littoral ( Ddemp) donne des précisions sur cet incident
Suite à la pluie qui est tombée ce matin, des murs se sont écroulés. J’ai pris en même temps la route pour l’hôpital. On a constaté qu’effectivement, il y a sept enfants qui sont grièvement blessés.
Ces enfants, j’ai informé ma collègue de la santé, qui déjà a touché ces agents et ils sont bien pris en charge. Donc, pour le moment, ils sont hors de danger. Il y a aussi un enseignant qui s’est blessé à la tête et cet enseignant est soigné.
On vient de le voir sur les lieux. Donc le ministre a instruit à ce qu’il reparte encore à l’hôpital pour une observation pendant 48 heures au moins avant d’être libéré. Il y a trois classes.
Il y a la classe de Cern, de CE2 et de CE2/B. Je viens de constater que la toiture est complètement enlevée et il faut dire que c’est une œuvre que la population a réalisée, mais il n’y avait pas du tout la qualité. Quand nous regardons les briques qui sont tombées, c’est pratiquement du sable.
Donc on était venu ici pour identifier le site. Et qu’est-ce qu’on a remarqué ? Le bâtiment qui doit être érigé ne pouvait pas tenir sur l’espace qui est là. Donc on est en réflexion et on se dit : mais qu’est-ce qu’il faut faire ? Est-ce qu’il faut aller en hauteur ? Donc on est dans ce schéma maintenant quand on a appris que le bâtiment précaire érigé par la population s’était écroulé ce matin sous cette pluie.
Tout à l’heure, on était allés déjà à l’hôpital avec le ministre. On a remarqué qu’il y a sept enfants qui sont blessés et puis il y en a un qui est déjà admis au bloc parce que la plaie au niveau de la tête est un peu béante. Donc il est en train d’être pris en charge.
Les autres également sont hors de danger.Source : Bip Radio


