Romuald Wadagni et sa colistière ont donné le coup d’envoi de la campagne présidentielle, ce vendredi 27 mars, dans la partie septentrionale du Bénin. Le candidat a choisi d’engager la mobilisation populaire à Kandi, à des centaines de kilomètres de Cotonou, dans une démarche qui met en avant la proximité avec les populations et le bien-être social comme axes de sa campagne.
Ce choix de terrain traduit, selon l’orientation affichée, une volonté de placer l’action politique au plus près des réalités locales. Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires au nord du pays, cette étape initiale s’inscrit également dans une dynamique de présence sur les zones considérées comme stratégiques.
À Kandi, Banikoara et Segbana, le message central porté par le candidat a été celui de la réduction des inégalités, à travers une réorientation de l’action publique vers la satisfaction des besoins des populations. Le slogan de campagne, « Plus loin, ensemble », illustre cette volonté de couvrir l’ensemble du territoire national sans distinction.
Pour Romuald Wadagni, la légitimité de l’action politique ne se limite pas aux centres urbains ou aux espaces médiatiques, mais se construit également au contact direct des réalités sociales et économiques du terrain.
Le « président des plus pauvres »
Depuis son investiture en octobre 2025 comme candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni met en avant une proximité avec les réalités sociales du pays. Il cherche à déconstruire l’image de technocrate qui lui est parfois attribuée, en rappelant son attachement aux conditions de vie des populations.

Lors de son discours d’investiture, il avait évoqué son parcours personnel et affirmé sa volonté de gouverner pour l’ensemble des Béninois. « Je veux être d’abord le président des plus pauvres », avait-il déclaré.
Cette orientation se reflète dans les grandes lignes de son projet, notamment sur le plan économique, avec la promotion d’une croissance dite inclusive, visant à mieux redistribuer les opportunités vers les zones rurales et enclavées.
L’accès au crédit pour les petits producteurs agricoles, les artisans et les commerçantes des marchés locaux est présenté comme un axe important.
Sur le plan social, il annonce un renforcement des mécanismes de protection des ménages vulnérables, avec un accent sur l’accès aux services essentiels tels que la santé, l’eau potable et l’éducation de base. La réduction des inégalités territoriales est présentée comme une priorité de justice sociale.
En matière sécuritaire, il insiste sur la nécessité de renforcer la présence de l’État dans les zones frontalières du nord, tout en liant stabilité et développement local. La campagne se poursuit désormais vers les autres localités du septentrion, dans le prolongement de cette stratégie de terrain.
