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Transformation du Bénin sous Talon : Chantal Ahyi dresse le tableau d’un « pays-chantier »

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON
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Le députée Chantal Ahyi, membre du parti Bloc républicain a décrypté, dimanche 24 août sur l’émission ”Carte sur Table” de Océan FM, les réalisations et réformes engagées depuis 2016 sous le président Patrice Talon et partagé sa vision d’un Bénin transformé et fier.

Chantal Ahyi salue d’emblée une transformation multidimensionnelle du Bénin. Elle évoque notamment des avancées dans les infrastructures, la santé, la digitalisation et l’agriculture. « Tout le Bénin est un chantier », a-t-elle déclaré. Une seule vision, dit-elle, a porté ces efforts : celle de moderniser le pays et améliorer les conditions de vie des citoyens.

Parmi les réalisations phares, elle a cité la dématérialisation des services publics, qui simplifie l’accès aux documents administratifs, et les investissements dans la santé, avec la rénovation des hôpitaux et la construction du Chic. A propos des craintes d’une prestation hors de portée des populations, Chantal Ahyi rassure : « les portes du Chic sont grandement ouvertes pour soigner le Béninois, d’où qu’il vienne ».

Réformes brutales ?

Face aux critiques sur le rythme des réformes, la députée a reconnu que le changement pouvait être difficile à accepter, mais les résultats justifiaient les efforts consentis. « Rien de grand ne s’est fait sans un minimum de sacrifice », a-t-elle affirmé. Et de souligner que des consultations avaient été menées pour adapter les mesures.

Chantal Ahyi observe que la fierté nationale est désormais largement partagée. « J’ai toute l’impression que la fierté est la chose la mieux partagée par les concitoyens béninois aujourd’hui ». Une image renouvellée qu’elle a appelé les médias à promouvoir.

Chantal Ahyi : « La fierté est la chose la mieux partagée par les concitoyens béninois aujourd’hui »

Journaliste : Bonjour à vous, honorable, et merci d’avoir accepté ce matin l’invitation de Océan FM.

Chantal Ahyi : Écoutez, c’est moi qui vous remercie. Ça fait quelques temps que je voulais déjà un peu venir échanger ici avec vous. C’est vrai que mes nouvelles fonctions font que je suis toute la journée au travail à Porto-Novo. Et donc, nous le voilà aujourd’hui.

Journaliste : On va dire qu’on a réussi à se caler les uns sur les autres. On va dire Dieu merci. Alors, on va entrer dans le vif du sujet. Honorable, d’abord, en quelques mots, décrivez-nous, comment décrivez-vous la transformation sociostructurelle que connaît aujourd’hui le Bénin sous le président Patrice Talon D’aucuns ont tendance à dire que nous nous dirigeons vers un oasis.

Chantal Ahyi : Merci beaucoup pour l’invitation. Merci pour l’intérêt. Je ne sais parler de rien du tout sans rendre hommage. Il y a quelques hommages ici.

Il y a quelques jours, nous avons enterré un de nos joueurs, Feu Razack Omotoyossi. Je lui rends hommage. Et à tous les autres d’ailleurs qui sont tombés sur le champ de l’honneur.

Nos enfants qui sont dans les opérations militaires à nos frontières là-bas et qui vaillamment représentent et défendent le Bénin. Je rends hommage également à toutes les femmes béninoises battantes, celles qui aujourd’hui font le poumon de l’économie et celles qui aujourd’hui sont mises à l’abri par ce programme titanesque de construction de marché porté par le président de la République.

Je les encourage et surtout je leur conseille de prendre grand soin de ce joyau car ce sont des conditions de vie qui leur ont été refaites. Il serait bien qu’elles en profitent. Je rends également un vibrant hommage à toute la jeunesse béninoise, en l’occurrence celle du littoral.

Pourquoi cet hommage ? Parce que quand un pays change dans le bon sens, quand un pays avance, c’est à travers les agissements de la jeunesse que vous le sentez. Aujourd’hui nous avons une jeunesse qui écoute, nous avons une jeunesse qui est ambitieuse, qui est dynamique, qui suit le rythme. Nous avons une jeunesse aujourd’hui qui a envie de donner le meilleur de lui au service de la nation.

Et tout ça, ce n’est pas comme si je suis déjà rentrée dans la réponse à la question qui a été posée. Oui, c’est vrai, le président Patrice Talon avec des hommes et des femmes, bien entendu, avec une méthode, une rigueur, une vision qui est déployée. C’est l’article 54 de notre Constitution qui lui confère le choix de l’option de développement à inculquer à notre pays.

À la tâche et au taquet tout le temps avec cette équipe-là. Et vraiment de façon équitable, de façon égale, on va juste dire que tout le Bénin est un chantier, avec des fins de chantier dans certaines zones, avec des chantiers à démarrer pour d’autres, avec d’autres à réfectionner, avec d’autres à lancer. Et donc pour moi, la transformation socioculturelle que connaît le Bénin sous la gouvernance du président Patrice Talon est profonde et multidimensionnelle.

Elle vise à moderniser nos infrastructures, à renforcer notre économie et à améliorer la qualité de vie de nos concitoyens. Cette transformation est marquée par de nombreuses réformes qui ont permis de donner un nouveau visage à notre pays, le Bénin.

D’accord. Alors selon vous, honorable, quels sont les traits les plus marquants de cette transformation depuis 2016, puisque vous en parliez ?

Les traits les plus marquants, déjà je vais commencer par cette politique qui a permis de pousser les prestations de l’État vers les citoyens. Il n’est plus désormais question que pour un casier judiciaire, pour la délivrance d’un certificat de nationalité, qu’on soit obligé de se déplacer, comme par le passé, pour venir à Cotonou le faire, ou tout au moins pour aller dans les chefs-lieux le faire.

Aujourd’hui, je parle directement de la digitalisation, de la dématérialisation des données. Je parle également d’une économie bien structurée, d’une économie bien structurée avec des financements innovants qui permettent à notre pays, sans jamais dépasser le seuil de dette tolérée dans l’espace Uemoa, sans jamais dépasser ce seuil-là, d’investir dans tous les secteurs.

J’entends la santé, j’entends la culture, j’entends l’éducation, j’entends la défense de notre pays, la sécurité, j’entends surtout celle que nous voyons le plus, ce sont celles infrastructurelles, infrastructurelles routières, et pas que dans les grands centres urbains, mais infrastructurelles routières, même dans les contrées reculées de notre pays, pour permettre une libre circulation, une fluidité, au niveau justement du convoyage, de la production de nos parents, les agriculteurs qui sont au loin d’ici, qui ont besoin que les pistes qu’ils pratiquent soient vraiment mises en état de marche, afin que justement nos agriculteurs puissent pousser leurs produits là où il le faut, pour pouvoir vivre décemment de leur travail.

Ensuite, je vais sur la question de la santé. Nous sommes partis de déclarations de morts, de soins pas adaptés, de soins pas comme il faut, à un secteur de la santé réformé. Aujourd’hui, il n’y a pas un seul hôpital de zone dans notre pays qui n’est pas actuellement en réfection, qui n’est pas en reconstruction.

Aujourd’hui, nous avons le Centre hospitalier universitaire Hubert Maga, qui aujourd’hui, les prestations y ont complètement changé. Je parlais de la prise en charge des personnes qui arrivent, et d’une meilleure circulation, surtout à l’intérieur, pour pouvoir vraiment s’orienter vers les différents services qu’il y a dans ce centre.

Et puis, nous avons le CHIC – Centre hospitalier international de Calavi – qui est un centre de référence pour le béninois et pour la sous-région ouest africaine. Donc, même d’autres pays, d’autres malades d’autres pays peuvent aujourd’hui venir se faire soigner.

Qu’est-ce que vous avez comme réponse à ces personnes qui estiment que, justement, avec l’avènement du CHIC, le béninois lambda, moyen n’a pas la possibilité de s’offrir, et en tout cas, la qualité de ses soins a un prix abordable ?

Je vous assure, tel que le système de santé est aujourd’hui monté, et tel que la vision du chef de l’État est portée vers une bonne montée de l’indice du bonheur pour les populations, quand le cas nécessite un accès ou un traitement, je me dis qu’on a déjà quitté l’hôpital de zone qui est déjà réfectionné, qu’on est passé par la case Cnhu et que ça n’a pas marché, croyez-moi, les portes du Chic sont grandement ouvertes pour soigner le béninois d’où qu’il est et de quelles origines sociales soit-il.

Vous avez notamment mis l’accent sur l’agriculture et la santé, mais il y a quand même des secteurs qui, pour certains, ont été véritablement touchés, notamment l’éducation, on a parlé également d’économie et du tourisme. Sur quel indicateur concret vous vous appuyez pour la démontrer ? Ne serait-ce que pour la question liée au tourisme.

Je pense que le Bénin a aujourd’hui plusieurs concepts, parce que je préfère les appeler plusieurs concepts, qui se déploient à travers plusieurs événements. Nous avons par exemple la réforme liée à la célébration que nous faisions entre-temps du ”10 janvier”, la fête du Vodun, qui est devenue les Vodun days. Imaginez-vous que tout le long, en tout cas pour l’édition de cette année, il nous est parvenu 450 000 visiteurs autour de cette activité-là.

Et 450 000 visiteurs, vous imaginez toutes les conséquences en matière économique, en matière touristique… toute la logistique qui devrait s’affairer autour de ces 450 000 visiteurs. Donc les transports en prennent pour leur part, les hôtels en prennent… les hôteliers en prennent pour leur part, les restaurateurs en prennent pour leur part. Aujourd’hui le Bénin est classé cinquième, si je m’abuse, cinquième au monde pour des destinations les plus prisées, pour ne parler que du tourisme.

Ensuite, je prends le retour des 26 œuvres culturelles. Je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai dû faire la queue pour aller les visiter, et croyez-moi, c’était grandiose. Et nous avons vu l’affluence, certains par curiosité, certains parce que ce sont des objets qui sont liés, rattachés à leur famille, à leur histoire.

Et pour moi, c’est quelque chose de grandiose. Je vais directement sur quelque chose de profondément humain, même si le mémoriel vient chercher sa source, sa bonne matérialisation-là. C’est la loi qui permet aux afro-descendants aujourd’hui de devenir béninois.

Et ça, c’est une grande ouverture vers le monde. Et cela permettrait au Bénin, en tout cas d’engranger, parce que ces afro-descendants, il y en a qui sont de bons joueurs ici. Peut-être que dans quelque temps, on verrait des bons joueurs afro-descendants brésiliens ou je ne sais de quel autre pays, venir étoffer l’équipe nationale.

D’autres pays, sous d’autres cieux, dans leurs onze nationales, on décompte parfois huit joueurs qui sont d’origine autre que celle strictement française. Ça, c’est pour parler du côté du tourisme.

Nous avons la question des relais communautaires. 15547 relais communautaires. Qui sont-ils ces hommes et femmes que, dans la vision du gouvernement du président Patrice Talon, on a réfléchi pour mettre au service, pour accompagner nos concitoyens.

Ces relais communautaires, ce sont des visiteurs, des ménages qui sont dans le besoin d’être visités, qui sont dans le besoin d’être accompagnés. Le pays est subdivisé. Nos 5290 villages, quartiers de villes, chefs et villages sont subdivisés en grappes.

Nous n’avons autant de grappes que de relais communautaires. Figurez-vous que ces relais communautaires sont au chevet des familles à essayer de voir s’il n’y a pas de problème de santé, à les renseigner, à les conseiller, à les orienter vers différents centres. Et ça, c’est sur le plan de la santé.

Sur le plan, par exemple, de l’encouragement qu’il fait à l’excellence en milieu scolaire, nous avons les filles aujourd’hui qui ont la gratuité de l’enseignement jusqu’à l’enseignement secondaire. Les filles aujourd’hui, vous me demanderez, et les garçons, ne vous inquiétez pas, tout est fait parce que dans une cour de récréation, nous avons les filles et les garçons. Et ces filles-là reçoivent des primes.

Quand elles sont dans les dix premiers de leur classe, elles reçoivent des primes à l’excellence. Et donc, quand nous prenons tout ça, nous n’oublions pas les mères de famille, les chefs de ménage, parce que bon, ce n’est rien de bien nouveau au Bénin de savoir qu’une femme est chef de ménage.

Quand on voit l’érection de tous ces marchés, de toutes ces infrastructures marchandes qui permettent justement à nos femmes de pouvoir réaliser leurs activités génératrices de revenus dans des conditions idoines, d’être à l’abri des aléas de la nature, d’être à l’abri des aléas liés peut-être aux malfaçons de quelques jeunes. J’entends par exemple qu’un sac est arraché en fin de journée avec toute la recette faite dans la journée. Aujourd’hui, ces femmes sont mises à l’abri. Et pour combien ? Ça ne coûte pas grand-chose.

Mais elles me diront, oui, elles auraient préféré peut-être que ce soit une subvention totale. Mais l’État, l’administration n’est pas n’est pas dans la philanthropie, il faut bien que l’administration, quand l’administration investit, il faut que le retour sur investissement se fasse. Très clairement, pas au détriment des populations, cela s’entend. Mais il y a une petite marge à payer à l’administration. Et je pense que c’est quelque chose qui est gérable et que nous devons s’allier.

Je prends les infrastructures routières. Nous avons pratiquement environ 3000 kilomètres de routes qui sont construites dans notre pays. Au niveau des pistes rurales, n’en parlons pas. Ça, je l’avais déjà évoqué tout à l’heure au niveau de nos agriculteurs.

Je prends nos amis, les conducteurs de Taxi-moto, qui font l’identité même de la ville de Cotonou, de la ville où nous sommes aujourd’hui. Ils sont assez heureux. Rapprochez-vous d’eux. Vous allez bien vous rendre compte que ce sont des vecteurs de communication. Ce sont eux qui nous rappellent comment les routes étaient avant que le gouvernement du président Patrice Talon, ne remette tout ce que nous avons là aujourd’hui en place. Parce que cela leur évite des surfrais. Cela les rassure.

Et vous voyez vraiment : que dire de tous ces monuments aujourd’hui que nous avons et autour desquels il y a une affluence ? Parce que notre politique du e-visa a permis que les Africains aillent et viennent dans notre pays sans trop de tracasseries, sans trop d’exigences. Pour moi, il n’y a pas ce secteur-là qui n’a pas été impacté. C’est clair qu’en matière d’eau potable, on parle d’une couverture d’à peu près 80%. Donc il reste les 20% sur lesquels il faut retrousser les manches. Parce que tant que ces 20% ne sont pas pourvus, il y a du travail à faire. En matière d’énergie, aujourd’hui nous avons pratiquement 1,3 million de ménages qui sont raccordés. Il reste encore beaucoup à faire là.

Mais aujourd’hui, on peut se compter dans le rang des pays producteurs d’énergie électrique et la lutte contre la corruption. La lutte contre la corruption qui en réalité ne vient pas juste pour sanctionner un corrompu, un corrupteur. Non, mais ça vient surtout envoyer des signaux aux partenaires techniques financiers qu’au Bénin on peut investir sans avoir peur que cet investissement soit dévié sur d’autres chantiers et que l’environnement des affaires et même l’environnement de l’exécution des projets de l’État sont vraiment sécurisés. Et donc tout ça est à mettre à l’actif du chef de l’État et de son gouvernement et de tous ses soutiens.

Je ne pourrais pas finir de parler de ça sans saluer les hommes et les femmes qui, dès le départ, ont accepté, ont accompagné, se sont consacrés corps et âme à cette vision-là. Parce qu’une vision à elle seule n’aurait pas suffi pour réaliser, pour faire tout ce que nous faisons là. Je l’ai toujours dit, c’est un homme, une vision, une méthode, de la discipline, des hommes qu’il faut à la place qu’il faut. Et ces hommes-là qui dorénavant ont chevillé au corps l’évolution du Bénin, le développement du Bénin.

Aujourd’hui, ça fait de nous des Béninois qui sommes fiers. Et j’ai presque envie de vous demander à vous, nos amis de la presse, qui jouez votre rôle aussi, presque envie de demander qu’on commence vraiment à tout faire pour promouvoir de façon médiatique, le concept de la fierté retrouvée du Béninois. Parce qu’aujourd’hui, nous sommes bien contents de voir dans le regard de l’étranger qui arrive au Bénin, nous voyons comment ils sont sidérés.

Nous-mêmes, du fait que l’administration ait poussé le maximum de ses prestations vers les populations, nous-mêmes nous sentons que nous avons un gain de temps, nous avons beaucoup moins à subir les aléas qu’on suivait il y a quelques années à la recherche de nos différents documents de vie. Donc voilà à peu près ce que je sais vous dire. Il serait superflu de parler d’une économie mieux structurée, avec un budget, avec une responsabilité dans l’élaboration du budget.

Il serait superflu aussi de dire qu’au moment même où la Covid sévissait, le Bénin a tenu, et que nous avons connu la fermeture de la frontière Bénin-Nigeria. Le Bénin a toujours fonctionné. Il y a eu la question liée à l’exploitation du contrat du gazoduc Bénin-Niger. Le Bénin est toujours debout.

Moi, je n’aime pas beaucoup parler de résilience, mais j’ai l’impression que le président de la République Patrice Talon et son équipe, à travers la démonstration de tout ce qu’ils ont fait, la diversification des partenariats public-privé, des partenariats technique et financier, ont réussi à rentrer dans un deal avec les populations. Et je pense que tout ce qui est fait là constitue une évidence que nous n’avons en réalité plus besoin de compter, parce que nous les vivons au quotidien.

Certains estiment que le changement est visible, surtout dans les grandes villes. Qu’en est-il en réalité de l’impact dans les zones rurales ?

Mais je viens de dire tout à l’heure que dans les zones rurales, où nous comptons nos parents, les agriculteurs, les femmes, les jeunes agronomes qui ont le mérite, eux, de comprendre que la terre du Bénin peut faire du Béninois un homme riche quand on la travaille, parce que tout ce qu’on lui demande, elle donne. Donc, quand on sème au bon endroit, on récolte, on a une bonne récolte.

J’ai presque envie de dire que rien n’est laissé au hasard. Il y a de l’accompagnement qui est fait. Aujourd’hui, le gouvernement avait pris une décision qui avait été fort décriée entre temps, mais aujourd’hui, tout le monde en comprend la nécessité qui était qu’il fallait d’abord servir le pays à travers les productions qui sont faites localement avant de penser à l’étranger.

Ce n’était pas des relents d’autarcie, non, pas du tout. Il s’agissait d’abord de pouvoir régler les questions d’autosuffisance alimentaire dans notre pays avant de pouvoir, parce que ce serait bien drôle que vous en produisez peu et que ce peu-là reparte ailleurs pour nous revenir en produits finis plus chers, qui se retrouvent dépouillés.

Et donc, à ce niveau-là, je récapitule, les infrastructures rurales ne sont pas laisséespour compte. L’accès à l’eau potable est vraiment une chose essentielle, une chose pratiquement bouclée dans ces zones-là. L’accès à l’énergie électrique aussi, également, est chose totalement bouclée.

Et des initiatives pour soutenir l’agriculture et promouvoir l’entrepreneuriat rural existent, et le gouvernement continue d’oeuvrer à cet effet.

Des voix s’élèvent pour dire que certaines réformes sont trop rapides, voire brutales. Que répondez-vous à cette critique?

Écoutez, c’est inné en la nature humaine.

L’homme est réfractaire à tout changement ?

Non, je ne dirais pas réfractaire, mais l’homme met un certain temps à s’adapter aux réformes, aux changements. C’est inné en l’homme. Mais je pense qu’avec tous les résultats que nous avons sous notre nez aujourd’hui, je pense qu’il n’a pas été vain d’avoir dû sacrifier, d’avoir dû consentir des sacrifices pour que nous en sommes là où nous sommes aujourd’hui.

Nous pouvons comprendre que certaines réformes soient perçues comme rapides et contraignantes. Ce serait sans doute facile de rappeler que rien de grand ne s’est fait sans un minimum de sacrifice. Mais la vérité est que des consultations ont régulièrement été menées avec les parties prenantes pour s’assurer que les réformes indispensables répondent aux besoins, aux attentes des ajustements. Et des ajustements ont régulièrement été faits quand il était nécessaire de les faire. Donc brutales, je ne sais pas dire.
À l’entame déjà de cette émission, je disais que je ne parlerais pas trop de résilience, mais je dis oui. Comme je dis, c’est comme si le président Patrice Talon et son gouvernement ont réussi de façon subreptice à rentrer dans un deal et à gagner ce deal-là avec les populations. Nous y sommes tous, d’ailleurs vous, moi, tous ceux qui nous écoutent.

Nous y avons sacrifié un tout petit peu de quelque chose que nous aimons bien ou de quelque chose dont on ne peut pas se passer pour que nous en arrivions là. Pour moi, je pense qu’à côté du bon sens qui est la chose la mieux partagée aujourd’hui, j’ai toute l’impression que la fierté est la chose la mieux partagée par les concitoyens béninois aujourd’hui. Propos transcrits par Sêmèvo Bonaventure AGBON

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