La Conférence épiscopale du Bénin (CeB) a tenu sa session plénière ordinaire du mercredi 21 au vendredi 23 mai au grand séminaire Mgr Louis Parisot de Tchanvédji dans la commune de Klouékanmè. À l’issue de cette rencontre, la conférence a publié un communiqué final dans lequel elle exprime de vives inquiétudes sur la situation sociale et politique du pays tout en appelant à des élections apaisées en 2026.
Dans leur déclaration, les évêques s’alarment de la précarité persistante qui touche une large frange de la population béninoise. « En dépit des efforts consentis par le gouvernement pour le développement, de nombreuses familles peinent encore à satisfaire leurs besoins fondamentaux et vitaux », ont-ils déploré.
Pour les prélats, cette situation compromet gravement la paix sociale et expose les personnes vulnérables à de nombreuses formes d’exploitation.
Appelant à un sursaut collectif, ils exhortent l’ensemble des acteurs à replacer l’humain au cœur de toute politique publique. « Fidèle à sa mission prophétique, l’Église appelle les autorités compétentes, les acteurs politiques, économiques et sociaux, ainsi que tous les citoyens de bonne volonté, à redoubler d’effort pour bâtir une société plus juste et solidaire », ont-ils lancé. Et de rappeler, à travers une citation de Raoul Follereau que « Nul n’a le droit d’être heureux tout seul ».
Appel à des élections apaisées
Sur le plan politique, la CeB a mis l’accent sur l’importance de préparer dès maintenant un climat serein en vue des élections prévues en 2026. Elle invite les partis politiques, les institutions de la République, la société civile et l’ensemble du peuple à s’engager résolument pour la paix, la justice et la vérité.
Cela « convient à des actions concrètes qui garantissent des élections libres, inclusives, transparentes et apaisées, dans le respect des droits et libertés fondamentales », précise le communiqué. Les évêques appellent également à proscrire les discours de haine, les appels à la violence et les manipulations, au profit du dialogue, du respect mutuel et de la consolidation des acquis démocratiques.
Enfin, « ils encouragent chaque acteur politique et chaque citoyen à être artisan de paix et de justice pour le plus grand bien de notre Nation ».
