L’Union progressiste le Renouveau est favorable à la révision de la Constitution. Elle a dévoilé sa position vendredi 26 janvier lors d’une conférence de presse à Cotonou.
À l’instar des deux autres partis représentés à l’Assemblée nationale (Br et LD), le groupe parlementaire UpR a fait le point de sa rencontre avec le chef de l’État Patrice Talon vendredi 26 janvier. Elle s’inscrivait dans le cadre des conduites à tenir pour une modification consensuelle du Code électoral conformément à l’injonction de la Cour constitutionnelle.
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Lors des échanges, les députés UpR disent avoir donné leur « position d’étape » sur le sujet. Cette position se résume en 8 points. Entre autres, le rôle que joue l’Assemblée nationale dans l’amélioration de la qualité du système électoral et le sens de modifier les dispositions relatives au parrainage pour rétablir l’égalité entre les titulaires du pouvoir de parrainer dans le respect de l’esprit de la réforme constitutionnelle. Et ainsi, satisfaire à l’impérieuse nécessité de la légitimité politique et de la légalité constitutionnelle des titulaires du pouvoir de parrainer.
Examiner toute solution…
Aussi, l’UpR estime que les corrections appelées devraient permettre de régler à la fois la question de l’égalité entre tous les parrains, la question de la légitimité politique et la question de la légalité. Le parti se dit disposé « à examiner toute solution et tous mécanismes qui satisfont à la triple condition de la légalité, de l’égalité et de la légitimité ».
Le président République Talon tient à ce que les corrections se fassent de façon consensuelle. Ainsi, le chef de l’État a fait 3 recommandations, apprend Aké Natondé, président du groupe parlementaire de l’Union progressiste le Renouveau. Il leur recommande de se concerter « avec les autres groupes parlementaires notamment ‘’Les Démocrates’’… ».

Le chef de l’État tout en appelant « à la discipline de groupe en a profité pour nous réaffirmer son attachement aux fondamentaux de la Constitution du Bénin ». Notamment, la forme républicaine et la laïcité de l’État, la limitation d’âge et la limitation à deux des mandats présidentiels. « Le chef de l’État a particulièrement insisté sur ce dernier aspect avant de nous dire fermement qu’il se mettrait en travers de toute réponse législative qui ne respecte pas les fondamentaux précités », rapporte Aké Natondé, président du groupe parlementaire UpR.
Révision de la Constitution, une obligation
La modification du Code électoral ne se fera pas sans révision de la Constitution. Une proposition de révision de la constitution peut venir à l’Assemblée nationale, a fait savoir Aké Natondé soutenu par Orden Alladatin. Ceci, au regard des toilettages nécessaires pour la légalité, la légitimité et l’égalité dans l’organisation des élections générales de 2026 notamment sur la question des parrainages et des dates.
«Il y a certaines dates qui sont contenues dans le Code électoral. Il y a d’autres dates qui sont dans la constitution. Alors, s’il faut bouger une date qui est dans la constitution, il faut réviser la Constitution. Il faut réviser la constitution s’il faut toucher à une des dates de la constitution. En ce moment, nous serons bien d’accord pour nous associer à une initiative de révision» a avoué Aké Natondé.
Toutefois, rassure le député, aucune initiative qui amènerait à toucher aux fondamentaux notamment la question de limitation de mandat ne sera soutenue par l’UpR.
