Le Comité interparlementaire de l’Uemoa (Cip-Uemoa) s’est prononcé lundi sur la crise sociopolitique qui secoue le Niger depuis quelques semaines. C’est en marge de la deuxième session ordinaire de l’institution en cours à Cotonou. L’institution a déploré « la crise socio-politique que traverse le Niger suite à un coup d’Etat militaire intervenu depuis plus d’un mois », alors que « l’espace communautaire fait face à des défis multiformes » notamment des situations liées à l’exposition à des chocs aussi bien externes qu’internes que sont : des crises socio-politiques, « l’étroitesse de son système financier, la paix et la sécurité, des contraintes d’infrastructures, la lenteur du rythme de transformation de l’économie, les effets négatifs découlant du changement climatique ».
Le vice-président du Cip-Uemoa Richard Allossohoun a exprimé « sa solidarité au peuple nigérien et a souhaité une sortie pacifique de crise ». Il a par ailleurs plaidé pour « un prompt retour à l’ordre constitutionnel par le dialogue et la médiation avec les institutions régionales notamment la Cedeao et l’Uemoa ».
Le président Mohamed a été renversé par un coup d’État militaire le mercredi 26 juillet. La Cedeao qui depuis lors a opté pour le dialogue menace d’intervenir militairement pour le déloger les putschistes et rétablir le président Bazoum en cas d’échec des négociations.
Cette option semble ne pas être partagée par les députés du Cip-Uemoa au regard de cette déclaration du vice-président de l’institution.
Par Raymond FALADE
