L’initiative ‘’Ma voix pour sauver’’ a été présentée aux professionnels des médias mardi 20 juin à l’espace culturel ‘’Dady center’’. Portée par une association de jeunes, elle a pour ambition de renforcer la sensibilisation pour préserver la vie des usagers de la route.
Par Béni AGBAYAHOUN
« J’ai perdu mon garçon de 7 ans suite à un accident de circulation, à cause d’une erreur bête », s’est indigné Auguste Amoussou, venu prendre part à cette séance de présentation du projet « Ma voix pour sauver ». « Ne soyons pas des criminels légaux » ; c’est l’appel qu’il lance d’une voix empreinte de douleur, face à la faible sanction que subissent selon lui, les « criminels légaux » que constituent les auteurs d’actes d’incivisme sur les axes routiers.
A sa suite, les uns et les autres vont attirer l’attention de l’assistance sur les cibles que doit viser le projet. Des conducteurs de minibus communément appelés « Tokpa-tokpa » aux « zémidjan », en passant par les chauffeurs de véhicules poids-lourd, de tricycles et autres.
L’enthousiasme autour du projet réjouit Marcel Gogan, son initiateur. Le projet, précise-t-il, « est le fruit du travail acharné d’un groupe de jeunes » qui vise à « sensibiliser et mobiliser la communauté » autour de ce combat de tous les jours contre l’insécurité routière. Un combat autour duquel il invite à unir les efforts, « convaincu que chaque voix compte », ce qui a d’ailleurs motivé le choix du nom.
Le projet va consister à la sensibilisation, la formation et l’éducation « afin de changer les comportements sur la route et d’encourager l’adoption de bonnes pratiques. Marcel Gogan en appelle à l’action conjuguée de tous pour porter haut ce projet et contribuer à l’atteinte de résultats concrets dans la lutte contre l’insécurité routière.
Le projet « Ma voix pour sauver » est porté par une association de jeunes qui portent le même nom et qui ont mis leur savoir-faire à contribution, pour atteindre ce but salutaire qu’est la réduction des cas d’accidents sur nos routes.
C’est le cas de Gildas Lantokpodé, promoteur de l’espace culturel Dady Center qui a accueilli la conférence de presse. Il a également prêté sa voix au projet pour la réalisation des plusieurs spots publicitaires en vue de la campagne de sensibilisation. Il estime que « toutes les voix sont indiquées pour passer le message » ; un message qui a pour but final, de « sauver des vies ». Il a rappelé que « Ma voix pour sauver » est un « engagement pris en tant que jeune » qui veut partir de l’action avant de rechercher les financements. Gildas Lantokpodé appelle donc l’assistance à se joindre à l’action car conclut-il, « c’est une mission qui nous concerne tous ».
Les initiateurs du projet, n’ont pas manqué de faire un clin d’œil à l’endroit des diverses personnalités qui ont joint leurs forces au combat de diverses manières. A l’exemple d’Alain Vigan, promoteur de la maison de production Es la Hora, dont l’égérie porte le manteau d’ambassadrice du projet. Pélagie La Vibreuse, de son vrai nom, Mahougnon Pélagie Boton, s’est adressée à l’assistance en langue nationale Fon pour mieux faire passer son message. Un message qui se veut être une sensibilisation déjà pour les participants qui sont aussi des usagers de la route. « Les conséquences des accidents de circulation touchent aussi bien les victimes que leurs proches … Et c’est à nous d’être suffisamment responsables pour éviter les accidents », a-t-elle insisté.
La sensibilisation au civisme sur la route ne saurait être « une exclusivité pour les porteurs du projet ». Pélagie la Vibreuse invite donc les participants à porter le message autour d’eux pour un impact plus fort. Le même appel est lancé à l’endroit des responsables administratifs à divers niveaux.
Venu représenté le commissaire de la commune d’Abomey-Calavi, l’officier de police judiciaire Ibrahim Séro Tamou, chef du service des accidents et constats a souligné que beaucoup de décès et d’invalidités sont dus aux accidents de circulation. Des accidents qui « sont dus à des facteurs que nous devons pouvoir maîtriser ». « Nous sommes nous-même acteurs de ces accidents », a-t-il déploré, avant d’exhorter les uns et les autres à « prendre conscience de cela pour qu’on ne vive pas le pire ». Il a témoigné son admiration de voir un tel projet porté par des jeunes et a réitéré l’engagement du commissariat à soutenir le projet.
Les diverses interventions ont émis le souhait que les actions du projet soient étendues à toutes les contrées du pays, surtout celles en proie aux actes d’incivismes sur les axes routiers. Les initiateurs invitent les populations à joindre leurs voix au projet. Et pour ce faire, ils ont rendu disponibles leurs différents canaux sociaux dont le site internet www.mavoixpoursauver.com
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