La salle bleue du Palais des congrès de Cotonou a abrité ce mardi 27 juillet, la cérémonie officielle de lancement des “conférences de l’Union” initiées par l’Up dans le cadre de la célébration des 61 ans d’indépendance du Bénin. Le président de l’Union Progressiste, Bruno Amousssou a procédé au lancement des travaux en présence d’éminentes personnalités politico-administratives, de cadres et de militants et sympathisants de l’Up.
Par Laurent KOKOU
C’est parti pour 4 jours de fructueux échanges, de communications thématiques autour du sujet principal « 61 ans d’indépendance : Quelle Afrique ? ». Célébrer autrement les 61 ans d’accession du Bénin à la souveraineté internationale en revisitant les temps forts de l’histoire coloniale qui a conduit aux indépendances en Afrique et celle du Bénin en particulier, c’est toute la quintessence des présentes assises. Une mobilisation impressionnante marquée par la présence aussi bien des responsables et cadres, des militants et amis du parti, que d’éminentes personnes ressources venues de tous les horizons, voilà qui révèle l’importance et l’opportunité de l’évènement. Dans son allocution d’ouverture, le président du comité d’organisation, Idji Kolawolé a remercié le président Bruno Amoussou pour avoir eu la sagesse de proposer au bureau exécutif du parti, l’idée qui se concrétise à cette occasion. Il a également adressé ses remerciements à ses autres collègues du comité d’organisation qui n’ont ménagé aucun effort pour rendre possible le présent évènement. Il a surtout salué la disponibilité sans faille et sans aucune condition d’ordre financier ni politique, des conférenciers ainsi que des différents panelistes sollicités. Procédant à l’ouverture officielle des travaux de la 1ère édition des “conférences de l’Union”, Bruno Amoussou a d’entrée mis l’accent sur la nécessité pour les béninois de revisiter «la charge émotionnelle et combattante des premières années» des indépendances. une réalité qui tranche nettement avec l’aspect commémoratif, artificiel, festif auquel le commun des béninois s’accroche. Cette première édition des “conférences de l’Union” sonne donc comme un appel à tous les béninois à s’approprier les hautes luttes ainsi que les sacrifices consentis par les peuples témoins et acteurs des mouvements de libération de l’Afrique et du Bénin. «La conquête des libertés dans tous les domaines, par rapport à la nature ou au vivre ensemble, a stimulé leur courage et justifié leurs sacrifices. Ils ont agi avec les armes à leur disposition et selon des modalités en adéquation avec leur époque. Aussi, rappeler ces invariants chaque fois que de besoin et les contextualiser, apparait, à l’Union Progressiste, comme un devoir de mémoire pour asseoir la pérennisation des résultats de nos efforts d’aujourd’hui.» a déclaré Bruno Amoussou. Selon lui, ce passé douloureux, mais glorieux de l’histoire de l’Afrique mérite d’être approprié par les contemporains afin de servir de repère aux actions futures. «L’Union Progressiste se propose, pendant quatre jours, de rappeler les fondamentaux de notre situation afin d’éclairer le chemin qui autorise et maintient, dans la durée, la conduite d’une gouvernance de qualité assise sur les réalités béninoises et africaines, l’amélioration du cadre de vie, la création d’entreprises et d’emplois, l’augmentation de la production, une juste répartition des richesses produites et surtout la promotion des valeurs qui avaient assuré la victoire des luttes par le passé.» a affirmé le Président de l’Union Progressiste.
“Les luttes de libération en Afrique et au Bénin”, c’est l’intitulé du premier panel auquel ont eu droit les participants. Il a été présenté par le trio composé du ministre Lazare Sèhouéto, les professeurs Bellarmin Codo et Sébastien Sotindjo. À travers un captivant exposé axé sur les formes de luttes d’indépendance à travers le temps, les communicateurs ont suscité dans l’assistance des préoccupations et des apports significatifs. Le vibrant témoignage du président Bruno Amoussou est venu effacer de la tête de la jeunesse, l’idée selon laquelle les faits évoqués ne seraient que des écrits. « j’ai vécu la colonisation. Les évènements que les professeurs ont évoqués tout à l’heure, j’en ai vécu… » a témoigné Bruno Amoussou. Ce premier panel a eu comme modérateur, l’honorable Orden Alladatin. Au cours des 3 jours suivants, les participants auront droit respectivement aux thématiques suivantes : “Contribution de la jeunesse aux luttes de libération nationale en Afrique”, “Lendemain d’indépendance : quelle Afrique ?” et “Les enjeux stratégiques de l’Afrique aujourd’hui”. Les présentes assises prennent fin vendredi prochain.
