Le candidat de la mouvance présidentielle Romuald Wadagni place le tourisme au cœur de sa stratégie de développement économique. Présenté le samedi 21 mars, son projet de société ambitionne de faire du Bénin une destination touristique d’excellence, capable d’attirer 2,5 millions de visiteurs internationaux par an à l’horizon 2033.
Au cours de la dernière décennie, le tourisme s’est imposé comme un levier majeur de diversification économique et de rayonnement international. Plus de 1250 milliards de Fcfa ont été mobilisés pour financer des projets dans les domaines du tourisme, de la culture et des arts.
Cette dynamique s’est traduite par l’organisation d’événements culturels à forte attractivité. Les Vodun Days à Ouidah ont connu une progression spectaculaire, passant de 435 000 participants en 2025 à plus de 700 000 en 2026. D’autres rendez-vous majeurs comme le Festival des masques à Porto-Novo ou la fête de la Gaani à Nikki contribuent également à renforcer l’attractivité culturelle du pays.
Parallèlement, d’importants projets de valorisation du patrimoine ont vu le jour. Parmi eux, le Musée des Rois et des Amazones du Danxomè à Abomey, le Musée international du Vodun à Porto-Novo ou encore le Musée international de la mémoire de l’esclavage à Ouidah. À cela s’ajoutent des sites emblématiques comme le Bateau du départ ou les infrastructures liées à la Gaani à Nikki.
Le lancement de la marque-pays « Bénin, un monde de splendeurs » en 2025 vient consolider ce positionnement international, soutenu par le développement d’une offre hôtelière haut de gamme en partenariat avec des enseignes internationales.
Des infrastructures structurantes en cours
Le projet de Wadagni entend capitaliser sur cette dynamique avec plusieurs chantiers en cours de réalisation. Il s’agit notamment de la mise en service du complexe touristique de la Marina de Ouidah, véritable hub du tourisme mémoriel, ainsi que de l’opérationnalisation de la station balnéaire d’Avlékété.
L’aménagement de la station balnéaire urbaine d’Akpakpa à Cotonou et la réhabilitation de la cité lacustre de Ganvié visent à améliorer l’offre de loisirs et le cadre de vie, tout en renforçant l’attractivité touristique. À ces initiatives s’ajoute la mise en service de l’École des métiers du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration, destinée à professionnaliser le secteur.
Une ambition affirmée pour 2033
Pour atteindre ses objectifs, le candidat de la mouvance présidentielle mise sur une stratégie structurée autour de plusieurs axes. Il prévoit notamment le développement de pôles touristiques labellisés « Villes et Villages de splendeurs », destinés à valoriser les savoir-faire locaux, la gastronomie et les arts vivants.
Le projet inclut également la transformation du parc national des Monts Kouffè – Wari Maro en destination de safari haut de gamme en Afrique de l’ouest, ainsi que l’aménagement de la station balnéaire de Grand-Popo.
Afin de stimuler les investissements, des mesures incitatives sont envisagées, notamment des allègements douaniers et des réductions de la Tva dans les secteurs de l’hébergement et des loisirs. L’amélioration de la connectivité internationale figure aussi parmi les priorités, avec l’ouverture et l’extension de liaisons aériennes directes entre Cotonou, l’Asie, le Moyen-Orient et les Amériques.
Le projet prévoit enfin la mise en place d’une plateforme numérique intégrée, permettant la réservation en ligne, le paiement sécurisé, la géolocalisation des offres et un système de notation publique. L’ambition est claire. Elle vise à offrir une expérience fluide et compétitive aux visiteurs tout en dotant les territoires d’outils modernes de pilotage.
À travers cette vision, Romuald Wadagni entend faire du tourisme un moteur de croissance durable, créateur d’emplois et vitrine du patrimoine culturel.
