Des douaniers et des agents de la police républicaine suivent depuis mardi 22 juillet, une formation de renforcement de connaissances à Abomey. Il s’agit d’un atelier qui vise à outiller les participants sur les méfaits et les enjeux de la lutte contre la circulation des faux médicaments vétérinaires.
Par N. Fidèle DEDEGNONHOU
La circulation des faux médicaments vétérinaires est un fléau qui menace la santé publique et animale au Bénin. Ce problème est désormais dans la ligne de mire de la direction de l’élevage. Avec le concours de l’Uemoa, elle veut combattre ce mal à la source.
Selon le conseiller technique du ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Boubacar Mamadou Djaouga, le Bénin est confronté à la prolifération et à la manipulation inquiétante des faux médicaments vétérinaires, un fléau aux conséquences sanitaires, économiques, sécuritaires et sociales graves.
« L’utilisation de ces faux médicaments est à l’origine des échecs thérapeutiques, prophylactiques, et de la transmission aux humains de germes zoonotiques et d’agents porteurs de résistance, aggravant ainsi les menaces sur la santé animale et la santé publique », alerte-t-il.

Le conseiller technique a alors précisé que, dans la lutte contre les faux médicaments vétérinaires, les services de la douane et de la police jouent un rôle de premier plan. En effet, ils sont en première ligne dans le contrôle aux frontières et sur les voies de circulation des produits suspects. Il est donc crucial de renforcer leurs connaissances, en mettant à leur disposition les outils nécessaires et en s’accordant sur les stratégies pour détecter, signaler, intercepter ces faux médicaments et mettre hors d’état de nuire les contrevenants.
Un atelier riche en communications
Pour sa part, le directeur de l’Élevage, Yao Akpo, a estimé bonne l’opportunité de cet atelier d’échange, de partage d’expériences et surtout de mobilisation pour combattre ce fléau qui se fait malheureusement observer dans nos contrées.
« Lorsque le médicament de mauvaise qualité est administré à l’animal, c’est la santé de l’homme qui est menacée au bout de la chaîne. Donc, administrer les médicaments de bonne qualité à l’animal, c’est aussi préserver la santé de l’homme. Alors, il faut combattre le mal à la racine », souligne-t-il.
L’atelier est meublé de quatre communications, suivies de débats et de travaux de groupe. La première est intitulée : Impacts sanitaire, économique et sécuritaire des faux médicaments vétérinaires ; la deuxième est formulée : Cadre réglementaire des médicaments vétérinaires au Bénin. La troisième communication a pour thème : Rôle des acteurs, puis la quatrième se consacrera au « partage d’expériences des acteurs dans le contrôle des médicaments ».
Une simulation de répression dans un marché a clôturé les travaux.
