Abomey-Calavi dispose désormais d’une Biennale internationale de danse et performance. L’initiative est portée par Richmir Totah et Rachelle Agbossou, respectivement directeur administratif et directrice artistique de Walô dance center. La première édition est fixée du 7 au 17 décembre prochain.
«La danse apporte beaucoup sur la santé mentale (…) Les autorités devraient insérer des cours de danse dans l’éducation». C’est un plaidoyer de Daouda Keita. Ce danseur professionnel malien, dans une intervention fortement acclamée lors de la conférence de presse, fait l’état des lieux désolant des disciplines artistiques et surtout de la vie professionnels.
En initiant la Biennale internationale de danse et performance d’Abomey-Calavi, Richmir Titah et Rachelle Agbossou songent à ce qu’elle devienne un rendez-vous culturel majeur. Occasion au cours de laquelle les acteurs gagnent en visibilité, nouent des collaborations et le public, lui, gagnera en améliorant son rapport à l’art.
Les initiateurs du festival se sont donc donnés pour challenge, de mobiliser 150 professionnels de plusieurs disciplines. Danse, performance, comédie, art plastique, journalisme culturel, photographie. Ils viendront d’Afrique de l’ouest et du Maghreb, mais aussi d’Europe.
Dénommée ‘’croisement’’, la Biennale de dance et performance d’Abomey-Calavi se veut donc « une rencontre internationale » au cours de laquelle ceux-ci ont l’occasion pour « échanger, confronter leurs connaissances, leurs expériences, se découvrir afin d’écrire ensemble une nouvelle histoire de cohésion d’une Afrique dépourvue de marque d’amertume, mais plutôt fortifiée par l’idée qu’il y a de la valeur à révéler au sein de la jeunesse qui sait tendre la main à l’expérience des aînés et à l’information actuelle », justifie Richmir Totah.
Les dix jours du festival seront meublés de formation-échanges et de résidence afin d’accompagner les artistes et compagnies ayant des projets chorégraphiques spécifiques. Le volet « croisement festival » prévoit la présentation de spectacles, de performances, restitutions d’ateliers, expositions d’art plastique et de photos d’art.
A cet effet, le festival donne rendez-vous au public, tous les jours à partir de 18h au Centre Walô. Il est également prévu un « croisement laboratoire » destiné à renforcer prioritairement les capacités créatives des jeunes artistes africains. Une série d’ateliers techniques est donc retenus pour outiller les participants notamment en improvisation, outillages chorégraphiques, performance théâtrale et développement personnel.
Des pédagogues de renom
Dans chacun des disciplines à l’honneur, un pédagogue de renom est invité pour entretenir le public. Il s’agit d’une dizaine de profils reconnus :
Dan Agbetou, danseur chorégraphe, directeur de plusieurs festivals en Allemagne, Eric Delphin Kwegoue, écrivain et metteur en scène, Anne Decoret Ahiha, anthropologue française, le béninois Eustache Agboton, journaliste, le dessinateur et sculpteur Ponce Zannou. Sans oublier Richard Adossou, danseur chorégraphe et professeur certifié d’axis Sylllabus.
La première édition de la Biennale internationale de danse et performance d’Abomey-Calavi est financée par l’Institut Français de Paris, du Bénin et la Coopération Suisse suite à l’appel à candidature à l’Aide aux Organisations culturelles africaines (Aoca 2023).
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