Le Palais des congrès de Cotonou accueille du 20 au 23 novembre prochain, l’édition 2024 du Salon national du livre (Snl). Le rendez-vous, dans sa nouvelle formule, permet aux acteurs de la chaîne du livre, d’échanger sur les enjeux du secteur. Les cadres du ministère du Tourisme, de la culture et des arts (Mtca) en ont annoncé les couleurs jeudi à Cotonou lors d’une conférence de presse.
Faut-il évoquer la question de l’infiltration de l’intelligence artificielle dans le secteur du livre? Aujourd’hui, n’importe qui peut générer du texte grâce à l’Ia. Peut-être un frein à l’authenticité légendaire du livre et de son auteur ? William Codjo, directeur général de l’Adac ne le croit pas. « Elle ne se substitue pas à l’homme ». Et ça, il en est convaincu. La mission de l’Ia s’arrête à la « restitution de ce qui a été programmé dans sa mémoire », soutient William Codjo. Il renchérit : « l’apport de l’homme restera toujours indéniable ».
De son côté, le délégué général du Salon national du livre a fait une expérience avec l’Ia. Il est « très insatisfait ». « Ce n’est pas mon mode de rédaction. Je ne retrouve pas mon style », confesse Florent Couao-Zotti. Pour William Codjo, l’intelligence artificielle est une « nouvelle donne » à laquelle il faut « s’adapter ». Le Salon national du livre (Snl 2024) offre justement le cadre pour échanger sur de tels enjeux et bien plus.
Le Palais des congrès de Cotonou deviendra donc du 20 au 23 novembre, le point de convergence des acteurs de la chaîne du livre. Pendant 4 jours, auteurs, hommes de lettres, passionnés de lecture, éditeurs, ou encore de simples curieux vont se croiser à ce carrefour des lettres. Plusieurs activités sont au programme du Snl 2024. Entres autres, des tables rondes et débats, cafés littéraires, ateliers, stands et animations.
Cette année, les organisateurs mettent un accent particulier sur les jeunes lecteurs. D’où le thème, « Littérature de jeunesse : le monde des petits dévoreurs de mots ». Ce thème permet aux organisateurs de mettre l’accent sur la littérature de jeunesse. Mais également de faire un focus sur les enfants qui constituent « les grands lecteurs de demain ». Ce faisant, « on (pourra) faire d’eux, des agents économiques de la chaîne du livre ».
Promouvoir l’économie du livre
Le Salon national du livre a désormais pris une envergure internationale. Plusieurs grands noms de la littérature se sont annoncés de partout pour prendre part à cet événement. Il y a entre autres, Iman Eyitayo, Christian Eboule Njome, Dominiqueni Nwankumi-Muke ou encore Suzanne Diop, la cogérante des Éditions Présence africaine.
L’initiative est portée par l’Agence de développement des arts et de la culture (Adac) et la Bibliothèque nationale du Bénin (Bnb), sous la tutelle du ministère du Tourisme de la culture et des arts (Mtca). Elle sera l’occasion de « mettre en commun les réflexions pour faire avancer l’ensemble de l’industrie mais également pour travailler aussi au niveau de la demande », souligne William Codjo.
Il s’agit pour lui et son agence, d’œuvrer à la concrétisation de l’une des mission statutaire de l’Adac : promouvoir l’économie du livre. Avec en toile de fond, la prise en compte des enjeux comme la colonisation des « écrans », l’exploration des livres numériques et/ou audios et plus encore. Tout ceci, dans l’esprit des ambitions du gouvernement pour ce secteur.
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