La marche des travailleurs, celle autorisée par le préfet Alain Orounla, se tient ce samedi 11 mai. Les organisateurs précisent bien qu’ils ne veulent pas ”renverser un pouvoir”.
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Enfin pas de barricades ni de course poursuite. Les policiers républicains présents collaborent à la réussite de la marche. Cela n’aurait été possible sans l’autorisation du préfet Alain Orounla en date du 8 mai et notifiée aux quatre organisations syndicales initiatrices de la marche.

Ce samedi 11 mai, à 9h, la marche s’est ébranlée de la Bourse du Travail. Direction Étoile Rouge. Des centaines de travailleurs venus d’un peu partout se distinguent par les banderoles rouges autour de la tête. D’autres portent en plus des gilets griffés “Je suis Csa-Bénin” dans le dos. Au démarrage, les responsables syndicaux ont donné des consignes claires aux marcheurs. «Nous ne sommes pas là pour renverser un pouvoir. Nous sommes là pour leur dire que nous avons faim.»
L’itinéraire à suivre est défini également de commun accord. Pas de propos injurieux ni des actes qui peuvent porter atteinte à la crédibilité des organisateurs. Des dispositions ont été prises même pour que toute personne qui chercherait à poser des actes de vandalisme soit livrée à la Police. «Nous devons éviter les pièges», a lancé Anselme Amoussou, secrétaire général de la Csa-Bénin.
10h 40 : Fin de la marche
La marche des travailleurs est déjà à son point de chute : l’Étoile Rouge. Les marcheurs montent les branches de l’Etoile Rouge et y apposent des messages de protestation.
•Non à une gouvernance qui affame
•Président Talon. Nous avons faim, même les produits de première nécessité nous n’en avons pas accès


Les travailleurs estiment que leur mécontentement trouve déjà écho auprès des dirigeants. La preuve selon eux, c’est l’autorisation de la marche de ce jour, l’arrêt des violences policières pour non port de casque, la réduction de la contravention pour non port de casque.
Aussi, informent-ils, le gouvernement les convie à une séance le 23 mai. Cette rencontre à en croire les syndicalistes, portera sur la vie chère, l’une des raisons de leur mécontentement. Cependant, ils n’entendent pas baisser les bras. Si rien n’est fait, ils promettent d’être dans les rues chaque samedi.
Les travailleurs annoncent également une rencontre avec les députés à l’Assemblée nationale. Puisque, les difficultés que subissent les travailleurs aujourd’hui est l’une des conséquences des lois votées par ces élus du peuple, critiquent-ils. Par exemple, la loi sur l’embauche.
