Inédit ! Le gouvernement a adopté ce mercredi 31 janvier un décret portant création d’Agences de sauvegarde de la culture dans les aires socioculturelles en République du Bénin.
Au nombre de quatre, il s’agit de l’Agence de sauvegarde de la culture Adja-Tado, l’Agence de sauvegarde de la culture Yoruba, l’Agence de sauvegarde de la culture du Grand Borgou et l’Agence de sauvegarde de la culture des Montagnes.
Le gouvernement justifie la création de ces agences de sauvegarde des cultures par le souci de promouvoir la mise en valeur des éléments constitutifs du patrimoine des aires concernées. Notamment Ies traditions et expressions orales, les arts de spectacle, Ies pratiques sociales, les rituels, les événements festifs, les connaissances se rapportant à la nature et à l’univers ainsi que les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel pour autant qu’ils ne contreviennent pas aux lois et règlements en vigueur.
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Constituées sous la forme d’établissement public à caractère social et scientifique, ces agences de sauvegarde des cultures auront pour mission principale d’élaborer, sur la base des orientations du gouvernement, des plans de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, en liaison avec les communautés, groupes et/ou individus, le cas échéant. Elles se chargeront également d’assurer leur mise en oeuvre dans la perspective d’améliorer leur contribution au développement socioéconomique du pays.
Selon le porte-parole du gouvernement et secrétaire adjoint du gouvernement, créer une agence pour chacune des aires vise à faire de l’équilibre. Wilfried Léandre Houngbédji souligne que s’il faut créer une seule agence pour s’occuper des quatre aires socioculturelles, qui est-ce qu’il faut mettre à la tête de la structure.
Mais avec la configuration actuelle, chaque agence sera gérée par les acteurs qui relèvent de chacune des communautés concernées. Puisque, les différentes aires socioculturelles se valent.
Ces agences ne disposent pas de territoires physiques de compétence mais couvrent plutôt des espaces socioculturels. Une fois opérationnelles, elles constitueront un creuset pour l’appropriation et la valorisation du patrimoine culturel immatériel du Bénin souligne le Conseil des ministres.
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