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75 ans d’existence : L’Oms promeut la paix par la santé

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L’Organisation mondiale de la santé (Oms) est vielle de 75 ans. Agence spécialisée des Nations unies pour la santé publique, elle a vu le jour le 7 avril 1948 aux lendemains de la seconde guerre mondiale. En dépit de grands progrès réalisés au cours de ce parcours, il reste « encore beaucoup de travail à faire pour réaliser [le] projet fondateur » et pour atteindre l’équité en santé.

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON

« L’histoire de l’Oms montre ce qu’il est possible d’accomplir quand les nations s’unissent dans un but commun ». Satisfaction et d’optimisme, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Oms résume ainsi le parcours de l’institution. Autorité directrice dans le domaine de la santé publique au niveau mondial, l’Oms est présente dans six régions et compte plus de 150 bureaux. Son crédo est de promouvoir la santé, de préserver la sécurité mondiale et de servir les populations vulnérables.

En 75 ans d’existence, l’Oms et ses 194 membres peuvent se féliciter que « des progrès extraordinaires ont été accomplis dans la protection des populations contre les maladies et la destruction, notamment l’éradication de la variole, la diminution de 99 % de l’incidence de la poliomyélite, les millions de vies sauvées grâce à la vaccination des enfants, la baisse de la mortalité maternelle et l’amélioration de la santé et du bien-être de millions d’autres personnes », égrène l’institution dans un communiqué.

Que ce soit en matière de prévention ou la gestion des urgences sanitaires comme celle liée au Covid-19, l’Oms a démontré « que la santé n’était pas seulement un droit humain fondamental, mais qu’elle était fondamentale aussi pour la paix et la sécurité ». D’aucuns estiment qu’elle a été particulièrement bénéfique aux pays pauvres. Tel Michel Liégeois, professeur de relations internationales à l’Ucl cité par Rtbf.

« L’Amérique, qu’il y ait ou pas l’Oms, la santé ne va pas connaître de changements fondamentaux. Maintenant, si vous allez au Sahara, au Sahel, en Somalie ou dans d’autres lieux où, en fait, il n’y a rien d’autre comme système de santé, à peu de chose près, que ce qui est pris en charge par les Ong et par l’Oms et par des actions internationales, ils sont complètement dépourvus d’infrastructures et d’experts. Si vous supprimez l’Oms, ou si vous coupez les vivres à l’Oms comme Donald Trump l’a fait, en réalité, ce sont ces Etats, qui sont sanctionnés ».

Liégeois n’a pas tort. On se rappelle avec quelle célérité et enthousiasme l’Oms s’est portée par exemple au secours de la Tanzanie, la Guinée équatoriale, le Cameroun… face à l’épidémie de fièvre de Marburg (Marv). Que ce soit pour des tests en laboratoire ou le suivi épidémiologique.

Priorité stratégique

Sentinelle de la santé des populations, l’Oms brille également régulièrement par ses interpellations sur les lacunes et déficits des Etats et ses appels à l’endroit des gouvernants pour les inciter à l’action. Elle n’y a pas dérogé à l’occasion de ses 75 ans. La «priorité stratégique » à laquelle elle les invite, c’est de protéger, soutenir et développer le personnel de santé.

Le défi pour les prochaines années, reconnaît Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus consistera à travailler à l’équité en santé. L’Oms convoque, à cet effet, l’« engagement renouvelé » des Etats.

« Nous avons de quoi être fiers, mais encore beaucoup de travail à faire pour réaliser notre projet fondateur : que chacun puisse jouir du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre. Nous restons confrontés à de profondes inégalités dans l’accès aux services de santé, à des brèches majeures dans les défenses mondiales contre les urgences sanitaires, et aux menaces que représentent les produits nocifs pour la santé et la crise climatique. Nous ne pouvons relever ces défis mondiaux que par la coopération mondiale.»

En décembre 2021, la Banque mondiale et l’Oms constataient qu’avec la pandémie du Covid-19 « il est devenu de plus en plus difficile pour les gens de payer pour les soins. Avant la pandémie déjà, un demi-milliard de personnes sombraient (ou s’enfonçaient toujours plus) dans l’extrême pauvreté en raison des paiements qu’elles effectuaient pour se soigner. Selon les organisations, ce nombre devrait maintenant être considérablement plus élevé ».

Au Bénin, le gouvernement a trouvé une solution : le projet Arch, dont le volet ‘’Assurance maladie’’ vise à accroître la capacité et l’accès aux services sociaux de base à la population, notamment aux plus démunis.

 

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