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Femmes scientifiques

Éducation : Flora Agbra explique le projet “Femmes scientifiques”

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON
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L’Ong Femmes sans frontières organise un programme dénommé “Femmes scientifiques”. Ce projet est destiné aux jeunes élèves filles du premier cycle des collèges du Bénin. La présidente de l’Ong Femme sans frontière (Fsf) Flora Agbra, coordonnatrice du projet “Femmes scientifiques” décline les objectifs, mécanismes de mis en œuvre et les perspectives.

Propos recueillis par Donatien Fernando SOWANOU (Stag.)

Bénin Intelligent: Quel est l’objectif du programme “Femmes scientifiques” et qu’apporte-t-il aux élèves filles de nouveau ?

Flora Agbra: L’objectif du projet “Femmes Scientifiques” est de démystifier les matières scientifiques auprès des élèves filles du premier cycle des collèges du Bénin. Briser la peur, et les fausses informations qui ne les encouragent pas du tout à continuer leurs études dans les séries scientifiques.

C’est un projet qui vise à stimuler l’amour, inciter les jeunes sœurs à s’orienter vers ces matières afin qu’elles soient représentatives dans tous les secteurs d’activités.

Comment le projet est-il mis en œuvre ?

La mise en œuvre se fait par la sensibilisation dans les collèges d’enseignement général du Bénin. Nous travaillons à déconstruire les stéréotypes autour de ces matières chez les élèves filles du premier cycle des collèges du Bénin.

Nous leurs montrons des astuces pouvant leur permettre de beaucoup travailler dorénavant dans les matières scientifiques. Nous leurs faisons découvrir aussi les opportunités qu’offrent les domaines scientifiques à notre époque.

Combien de commune au plan national le projet a-t-il déjà pris en compte ?

Depuis que le projet ‘’Femmes Scientifiques’’ a été lancé officiellement au collège d’enseignement général 1 d’Abomey-Calavi en novembre 2022 en présence de la ministre de l’Enseignement supérieur et de recherche scientifique, Mme Eléonore Yayi Ladekan, marraine du projet, nous avons déjà parcouru plusieurs communes.

C’est un projet qui vise à stimuler l’amour, inciter les jeunes sœurs à s’orienter vers ces matières afin qu’elles soient représentatives dans tous les secteurs d’activités.

Nous avions sillonné 6 communes de deux départements, notamment le département de l’Atlantique et le département du Littoral.

Actuellement, nous sommes dans les Collines depuis le lundi 6 mars toujours dans le cadre de la mise en œuvre du projet.

Quel mécanisme mettez-vous en place pour une couverture plus large ?

C’est une campagne qui normalement doit couvrir toute l’étendue du territoire national. Mais pour cette première édition, nous avons fait un échantillonnage des communes du sud, le centre et du nord du pays. Nous faisons un travail à fond pour qu’une grande partie de la cible soit véritablement touchée et bénéficie de ce projet qui est en cours d’exécution.

Pourquoi la cessation d’activité notée il y a quelques semaines ?

Ce n’était pas une pause. Le silence observé pendant ces quelques jours est dû à la préparation de notre descente dans le département des Collines. La preuve, nous y sommes présentement.

Comment pensez-vous leur apporter la bonne nouvelle ?

Nous apportons la nouvelle à travers la communication, des séances de sensibilisation.

La recherche de sponsors ou de partenariats; parlez nous en. 

Nous n’avons aucun partenariat avec les collèges. Nous travaillons plutôt dans les établissements publics. C’est l’occasion pour nous de lancer un appel à l’endroit des organisations et des personnes de bonne volonté pour accompagner ce projet à atteindre ses objectifs.

Des perspectives en vue. Parlez-nous-en.

Oui ! Nous travaillons davantage le projet afin de se singulariser dans ce domaine d’intervention. Dans les jours à venir, vous découvrirez une autre dimension du projet  “Femmes scientifiques”.

Votre mot de la fin.

Merci infiniment pour cette interview qui permettra aux parents, enseignants et élèves de s’informer davantage sur le projet. Je voudrais profiter pour remercier le ministre des Enseignements secondaires techniques, et de la formation professionnelle, Yves Tchabi pour ses conseils précieux; notre marraine, la ministre de l’Enseignement supérieur et de recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladekan pour le suivi et l’accompagnement qu’elle fait depuis son association sur ce projet.

Une dédicace spéciale à Serge Defodji, superviseur du projet Femmes scientifiques ainsi qu’à tous les membres de l’Ong Femme sans frontière (Fsf). Pour finir, merci à tous ceux qui contribuent d’une manière ou d’une autre à la réussite de ce projet. Puisse le Seigneur bénir chacun vous !

 

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