Le Bénin a-t-il de bonnes raisons pour ne pas s’être encore conformé au prix standard de 25.000f fixé pour le test Covid dans l’espace Uemoa ? Interrogé à ce sujet, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji a fourni des éléments d’explication.
Par Laurent KOKOU
Les voyageurs à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin continuent de payer 50.000 f pour le test Covid. Ce qui est en contradiction avec le montant standard de 25000 institué par l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) à tous les États membres. Selon Wilfried Léandre Houngbédji, le Bénin n’est pas le seul dans l’espace Uemoa a pratiqué un autre prix en dehors de celui fixé par l’Union. A l’en croire, il y a encore un ou deux pays qui tardent à se conformer à cette exigence. Wilfried Léandre Houngbédji a expliqué qu’avant la fixation des 25.000, « les pays ont fait des ravitaillements, ont acquis les tests ici et là ; pas forcément à la même source ». Pour le porte-parole du gouvernement, c’est donc une question de management économique; voire, de bonne gouvernance. «Si vous avez acheté votre kit pour le test qui vous revient à 60 000 Fcfa et que du jour au lendemain, on vous dit de le faire à 25 000 Fcfa alors que vous devez les utiliser pour reconstituer le stock, pour en acheter de nouveau », se conformer aussitôt, serait du gâchis. Il admet qu’actuellement les prix pourraient avoir connu une baisse sur le marché mais «au moment où on achetait est-ce que c’était à ce montant-là ? » s’est-il interrogé. Le secrétaire général adjoint du gouvernement reste tout de même optimiste quand à la possibilité de se conformer à l’exigence de l’Uemoa et pourquoi pas, de faire mieux. « Si demain, nous avons la possibilité de faire même moins que ce que l’Uemoa a prévu, nous le ferons » a laissé entendre Wilfried Léandre Houngbédji.
