Le gouvernement s’est désormais doté de l’organe adéquat chargé d’apporter des réponses aux nombreuses questions liées au sous secteur de l’élevage. Le conseil des ministres en sa séance du mercredi 16 juin, a décidé de la création à la présidence de la République d’un Haut-commissariat à la sédentarisation de l’élevage.
Par Laurent KOKOU
Corriger certaines insuffisances du sous-secteur de l’élevage et accélérer sa modernisation à travers une mise aux normes des systèmes d’élevage, la définition et la mise en œuvre de la politique de sédentarisation des éleveurs, en vue de leur épanouissement socio-économique et culturel dans un environnement sécurisé et apaisé, tels sont entre autres, les objectifs et missions du haut commissariat qui vient d’être institué. Placé sous l’autorité du président de la république, le nouvel organe assurera la coordination des actions des autorités publiques dans le domaine de l’élevage aux fins de concourir à l’efficacité des interventions de l’Etat dans le secteur et la sensibilisation des acteurs non étatiques sur les mesures favorables à la cohabitation harmonieuse entre éleveurs et agriculteurs. Quand on sait que l’élevage des ruminants au Bénin est, jusqu’ici, basé sur l’exploitation du parcours naturel, ce qui comporte beaucoup de risques, du fait qu’elle exige trop d’énergie aux bêtes et les appauvrit, la création de ce haut commissariat trouve toute sa pertinence. Mieux, lorsqu’on se réfère aux nombreux événements douloureux causés par la transhumance et qui ont pendant longtemps occasionné des dégâts sur les cultures et surtout des conflits divers entre agriculteurs et éleveurs, on comprend donc qu’au delà des actions entreprises par le Président Talon et son équipe pour atténuer le phénomène et favoriser une entente cordiale entre agriculteurs et éleveurs, le projet de sédentarisation de l’élevage permettra de régler d’un coup deux problèmes majeurs visibles : la faible productivité et les conséquences néfastes de la transhumance.
