Lundi 28 septembre. Voici levé le grand jour d’un nouveau réveil pour l’école béninoise. Le jour qui semblait très loin est à présent aux pieds de milliers d’apprenants. Et c’est encore parti pour dix mois de concentration, de réflexion et d’assiduité dans le travail.
Désormais, il faut enfiler son kaki. Se rendre en classe tôt. Se concentrer, garder l’écoute en face de son enseignant. Sacrifier un peu de son sommeil quand le succès l’exige. Voilà de quoi sera encore fait le chemin de l’école pour cette nouvelle rentrée.
Déjà les bons vœux pleuvent, surtout sur la tête des écoliers. « Bonne rentrée » s’empresse tout le monde. Mais, sommes-nous assez conscients que cela exige la responsabilité et le sacrifice de tous ? L’Etat, même s’il doit tracer le cadre, payer des salaires, affecter du personnel enseignant… ne détient pas à lui seul la clé d’une bonne rentrée. Encore moins le parent qui doit doter de fournitures scolaires, suivre tout au long du parcours, ou même l’instituteur ou le professeur responsable des cours. Le rôle de chacun, individuellement bien joué est gage d’une année réussie.
Alors, que nos « Bonne rentrée » soient sincères, et que nous soyons prêts à consentir les concessions, à tenir constamment allumé la flamme du dialogue et à relever les défis qu’ils impliquent.
La Rédaction
